loi eonneaee le ^ 126 f
TEXTE DE LA RÉTt* ÉCRITE S!f 1679 PAR LOUIS XIV. 519
t0S et qui m'ont donné des peines infinies ont esté par complaisance ou poor me laiser aller trop nonchalam^it aux avis des autres. Rien naist si dangereux que la foiblesse ^ de quelque nature qu'elle soit. Pour cornmender aux autres il faut seslever au-dessus d'eux et après avoir entendu ce qui vient de tous les endroits on ce doit desterminer par le jugement qu'on doit faire sans préocupation et pensant toujours à ne rien ^ ordonner qui soit indigne de soy du caractère qu'on porte ny de la grandeur de TEstat. Les ' princes qui ont de bonnes intentions et quelque connaissance de leurs affaires soit par expérience soit par étude et une grande apli* cation à ce rendre capables trouve tant de différentes choses par lesquelles ils ce peuvent connoistre qu'ils doivent avoir un seing particulier et une aplication universelle i tout. Il faut ce garder contre soy mesme prendre garde à toute * inclination et estre toujours en garde contre son naturel. Le mestier de roy est grand noble et délitieux quand on ce sent digne de bien s'acquister de toutes les choses auxquelles il engage. Mais il naist pas exempt de peines, de fatigues et d'inquiestudes. L'incertitude désespère quelquesfois et quand on a passé un temps ^ raisonnable à examiner une affaire il faut se desterminer et prendre ' le party qu'on croit le meilleur'.