‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 269 sur 280 · lel couMuenee la deuxième section · texte numérisé non relu

lel couMuenee la deuxième section

AFFAIRES QUI FONT CRAINDRE, AI^PR; CONSIDÉRER LE rA. ^

TOjé son chancelier pour régler plusieurs différend? que nous a?ions touchant Pbilisbqarg , je trouvai moyen de le satisfaire équitablement sans rien perdrç de ^es droits. — Le duc de Neuhourg , prince très-copsjdéral^Ie en AlIemagujB, qui avait de grandes prétentions à 1^ couronpe dje pplo^ne toutes les fois qu'il y avait lieu à une nouvelle élection, et qui ro*éti^it ami et allié, eut recours A moi pour retirer des 9pl|j»ndais la coipté spuveralne de pavestein <|iïi loi était iohue par le p^rt^gi^ (|ç f| maispn de Çlèves. Je fis piroD^ettre aux é^M de Ip r^cpmpenser jf^^^F^? tejcrei}, $^ confirmant p^r lA eux-même» ]§ ppsifp^on ^p çp\\^^ quj Jej^ était ppportAute. — le terminai epcorp p^r n^pf) entrppii^ uk^ autre différend de conséquence qn^l ava^t a,V(^ la maispi^ de Qrpp^w|ck. te lui donnai enfin pne preuve bien plus forte d$ fnon ami^é ; car 9ur la plainte qu'il ipe fit que l'électeipr dp Bf^njilehôpfg f*|vait fait e^lpre du traité d'OMva, jp refif^f dp figner un acc^rjl àéik résolu entre ce^ électeur et n^oi , qupiquMf n^'imp^rUt px^réippli^ep^ de \fi d^tacl^ ppu à ppu ^e^ iiitérê^^ jde 1^ prison d'^iutriche, flpnt il jetait pu de? plus çpn^icjpjr^hlps pa]ri4?ap)l ^9^1^^ l'j^ippife. Nais je crus, et i| est trés-vérUahle » npp fi)?> q^p çp qu*op fait avec raison et avec vigueur touit en^epil^lç , popf cpox qui sont 4ana nos intérêti contre cei^ q^i n*y sppt pas^ con^pe pi^issammeot les un;» ^ diemeurer toujours pps aip|§^ et n*ipyite pa? moins les antres A le devenir tputes )e? fpî$ qp*iis çp apropt une oppasioi^ favorable. —L'alliance du Rhin, qui m'était si utile en Allemagne, e^ dont je vous aj d^jà parlé aillepr?, ;^^ait sp pai^f^Sér ipal^^ureuseqen^ entre les protesUnt^ et iei^ ca.ihpiiques, par une querelle du landgrave de Hesse d'un c6té > ef, dq comte de Yaldeck de l'autre, soutenu et protégé de l'électeur dp Ç(>}(i^p. J'apaisai pptte querelle en telle sorte que les uns et les autres m'en furept obligés, et demeurèrent plus amis entre eux et avec mol qu'ils ne rétaient auparavant. — 11 resuit plusieurs ^IffîcuUé? entre mes ^commissaires et les députés des Proviuces-lUnie? pour le renouvellement de notre alliance, et TafiJairç traînait depuis dix-huit mois : je m'y appliquai moi-même et la terminai en peu de jours, avec une égale satisfaction de part et d'autre. Je rendis inutiles par lA, et par mille autres moyen? que je o'^^Lpliquerai point ici, les propositions que les Espagnols faisaient sans cesse aux Pro-

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vinces-Unies d*ane ligue pour la défense des Pays-Bas. — J'éludai de même leurs brigues envers les Suisses, pour leur faire solliciter ta neutralité des deui Bourgognes. — Je traversai et fis échouer les propositions de TEmpereur aux électeurs de Bavière, de Saxe et de Brandebourg , d*nne antre ligue pour s'opposer à l'aUiaBce du Rhin.— Ajoutez ^ cela, mon fils, le mariage du roi d'Angleterre avec l'infante de Portugal dont Je tous ai parlé parce qu'il fut négocié en 1661, quoiqu'il n'ait été terminé qu'en cette année 1662 : mariage qui entraîna après loi l'accommodement de l'Angleterre avec la Hollande , l'accommodement de la Hollande avec le Portugal, et l'union plus étroite de tous ces potentats avee moi , qui était comme le lien de la leur.

Toutes ces choses ensemble, les unes déjà exécutées, les antres en une disposition manifeste de l'être bientôt, ne contribuèrent pas médiocrement à une autre » que Je vous ai déjà expliquée par avance pour vous la faire voir tout entière en un seul lien : je ▼eux dire à la satisfaction que je reçus environ ce même temps sur l'affaire de Londres. Je ne répète pas ce que je vous en ai dit; j'ai voulu seulement marquer ici en passant^ et en leur Téritable place , les circonstances du temps qui réduisaient d'eUesHnémes l'Espagne à me faire une raison entière, contre ses maximes et son inclination, et qui rendaient mes mesures certaines, encore qn'eUes pussent ne le pas paraître à ceux qui n'en voyaient pas le détail.

Je ne puis même m'empêcher, mon fils , de faire là-dessns nne réOexion avec vous : car en considérant combien il est Traî que tout l'art de la politique est de se servir des conjonctures, je viens à douter quelquefois si les discours qu'on en fait et ces propres Mémoires ne doivent pas être mis au rang des choses inutiles, puisque l'abrégé de tous les préceptes consiste au bon sens et ea l'application que nous ne recevons pas d'autrui, et que nous trouvons plutôt chacun en nous-même. Mais ce dégoût qui nous prend de nos propres raisonnements n'est pas raisonnable ; car l'application nous vient principalement de la coutume, et le bon sens ne se forme que par une longue expérience , ou par une méditatloa réitérée et continuelle des choses de même nature , de sorte que nous devons aux règles mêmes et aux exemples l'avantage de nous

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