‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 276 sur 280 · NOTICE BILLIOGRAPUIQUB SUR LES MÉMOIRES · texte numérisé non relu

NOTICE BILLIOGRAPUIQUB SUR LES MÉMOIRES

tanges, MaintenoD, etc. On commençait à produire les Mémoires de Saint-SimoD.

Les Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin firent peu de progrès. Il faut aller jusqu'en 1824 pour trouver non des textes nouveaux, mais un extrait des textes déjà connus , sous le titre de : Pensées de Louis XIV ou maximes de gouvernement^ et Réflexions sur le métier de Roi. C'est une composition artificielle, puisque les réflexions juxtaposées , avec des titres à la marge , sont séparées des faits qui les ont provoquées. Ce joli volume (Paris, chez Trouvé, in-g*^), de lecture agréable, avec de larges marges et des lignes espacées, emprunte surtout aux Mémoires de l'année 1666 d'après les deux éditions rivales de 1806, celle de Gain-Montagnac et celle de Grouvelle. Il n'y a ni note, ni variante, ni correction, ni observation d'aucune sorte. A cause de l'exemple sublime, est-il dit à la fin, que Louis XVIII vient de présenter au monde sur son lit de mort, il est opportun de donner le récit des derniers moments de Louis XIV. Suivent donc quelques pages de Lefebvre et du marquis de Bangeau, etdes jugements sur ce prince par Saint-Simon et par Thomas.

Citons, comme une rareté bibliographique puisque le tirage n'a été que de ceut exemplaires, les Pensées de Louis T/ F extraites de ses ouvrages et de ses lettres manuscrites (Paris, F. Didot, 1827, in-S» de 54 pages).

Pendant vingt ans, aucune étude ne fut faite sur le sujet qui nous occupe. En 1848, M. le duc de Noailles donna le premier volume de son Histoire de madame de Maintenons qui se termine par une longue note sur les Mémoires de Louis XIV (p. 551-592). L'auteur embrasse l'ensemble de la publication de 1800 à laquelle il accorde, évidemment, trop d'éloges; il reproduit en partie V Avertissement développé qui est placé en tète de l'édition des OEuvres. Ce qu'il y a de nouveau dans son travail, c'est la publication et la confrontation avec les Mémoires pour l'instruction du Dauphin, de

582 APPBNDIGB. III.

quelques-unes des pages du brouillon qui oommeDce le premier des 3 Tol. iu-f» du manuscrit 2381, e'est-è-dire da Journal du Roi (Y. p. 660-5Side M. de NoaiUes). L'autre mérite de M. de Noailles, c*est qu'il affirme, après Texamen des écritures, que les manuscrits compris dans ces trois in-folio ne peuvent pas être attribués àPellisson (p. 5S3-S64). Il a cherché à quelle main on pouvait en faire hoonear. J*eftpère que désormais on sera fixé sur ce point, au moins pour une partie des textes et pour l'ensemble des corrections.

Nous n'avons omis, Je crois, aucun des ouvrages imprimés depuis 1714 qui ont pu faire connaître les Mémoires p.'Hir le Dauphin, soit par la publication partielle et toujours fort incomplète des textes, soit par quelque vue critique sur les auteurs de ce curieux monument historique et littéraire, oà se trouvent associés Louis XIY, M. de Périgny et Pellissoo, sans compter des collaborateurs secondaires qui restent inconnus.

Page 1