CONFLIT DBS GENS DU ROI AVEC LE CLERGÉ
Mais, voyant que rassemblée voulait encore entrer en discussion des termes de cette excuse, en sorte que cela eût été à Tinfini, et sachant môme qu'elle prétendait qu'on ôtât des registres du parlement ce plaidoyer qui était déjà publié par tout le royaume, je crus que le plus court était de leur laisser écrire ce qu'il leur plairait dans leurs prétendus registres , lesquels n'étant, à vrai dire, que des mémoires particuliers, ne pouvaient jamais tirer à aucune conséquence.
Sur ce f 216 {texte X), après l'affaire du jansénisme , après le conflit de Talon avec le clergé, est exposée la résolution tardive de l'assemblée au sujet des huit cent mille écQs, ce don gratuit, plus ou moins volontaire, que le Roi en tire tons les cinq ans (Y. notre texte C des Mémoires, 1. 1, p. 208). Là commencent les réflexions générales sur les biens du clergé qui ont paru dignes, en partie du moins, d'être conservées dans le texte défmitif C {Ibid.j p. 208-212). Nous en tenons ici (texteX, f?" 216, 214, 215) l'expression primitive, dont nous suivrons encore la transformation à travers le texte A ( t. n, f^ 303-308, 14« cahier). Quant au texte B (14« et 16« cahier, t. II, f^« 135-138), il profite des corrections antérieures, mais n'en apporte guère de nouvelles.
( Texte X. ) Je vous ai souvent fait connaître ailleurs le respect qu'il faut avoir pour les choses de la religion, et comme il est juste de traiter favorablement ses ministres en toutes les choses qui peuvent dépendre de nous.
Héme entre ces deux membres de phrase on lit une phrase effacée depuis :
Il n'est pas juste de souffrir que tous ceux qui en
soDt les ministres prétendent s' affranchir de ce qu'ils doivent à rÉtat comme particuliers.
L*idée de cette phrase effacée est reprise aussitôt :
Hais pourtant, en des occasions de cette nature , il est bon de les faire souvenir de leur devoir et de leur faire connaître qu'ils ne doivent pas abuser de la considération que Ton a toujours eue pour leur caractère.
Sait une phrase, qui depuis a été barrée :
Comme dans la célébration des mystères^ ils sont quelque chose de plus que nous, et méritent des respects particuliers % aussi dans l'usage des biens temporels dont ils sont en possession, ils doivent se soumettre à la loi commune de TÉtat où ils vivent.
Alors commence un long développement non interrompu :
Il est bon de leur faire comprendre que ces grands biens qu'ils occupent *, ne leur ont pas été donnés en propre pour en accumuler les revenus, mais par manière d'économat, pour en user charitablement envers ceux qui en ont besoin. Ils ne doivent pas faire difficulté à en employer une légère portion à contribuer aux nécessités de l'État, puisque c'est d'autant diminuer la charge de leurs compatriotes. Il est nécessaire de leur faire voir