HÉPJLEXION SUA LES BIENS DU CLERGÉ
que (aot de pauvres familles sur qui les tailles sont assises sont un digne objet de leurs charités, et qu'ainsi ce qu'ils allèguent touchant la destination particulière des fonds dont ils jouissent est plutôt un prétexte recherché pour s'exempter de bien faire qu'une véritable délicatesse de conscience ; que des trois membres qui composent la monarchie, la noblesse ne contribue pas seulement de sa peine et de son sang dans les fonctions militaires, mais tient à gloire d'employer la meilleure partie de ses revenus à subsister honorablement dans les armées et à faire des équipiages de guerre ; que le peuple, qui possède le moins de biens de l'État, est celui qui fournit presque seul aux charges publiques, n'y cônsuirant pas seulement les fruits de ses héritages, mais une bonne partie de ce qu'il peut gagner par son travail ; et qu'il ne serait pas juste que les ecclésiastiques fussent seuls à ne rien fournir aux besoins communs et voulussent jouir dans une abondance trop commode du repos et du loisir qui lui serait acquis aux dépens de tous les autres.
Mais ' on peut leur faire comprendre de plus que' s'ils voulaient examiner en conscience la première origine des privilèges dont ils se servent, ils trouveraient sans doute qu'ils n'ont pas tant été donnés â la dignité de leur ministère qu'à la pauvreté des ministres de ce temps-là, lesquels, n'ayant pas encore des terres en propre et ne subsistant que par les aumônes des fidèles qu'ils servaient, n'étaient pas en état de contribuer aux nécessités publiques.
1. l..es Idée» contenues dans cet alinéa et le solvant reparaîtront a?ee déUil au lexte A, mais on ne les retrouve pas dans les telles B et C — C*e«t ici qœ commence le f 215 du texte X.