‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 50 sur 280 · A : « nous croyant tels · texte numérisé non relu

A : « nous croyant tels

tt4 SGPPLÊHBNT AOX MÉMOIRES DE 1666.

est une des choses où je vous conseille le plus de m|imiler.

Puis :

Dans la vérité, vous rendrez braves par habitude ceux qui ne Tétaient pas de leur naturel, et vous éprouverez que de toutes sortes d* hommes on fait avec le soin de bons soldats.

Enfin, des considérations où les nations sont rabaissées pour la plus grande gloire des princes :

C'est * une erreur manifeste d'attribuer la fortune ou la bravoure des armées au cHmat ou à la naissance, puisque les mêmes nations qui, dans de certains siècles, ont été la terreur et Tadmiration de l'univers, sont dcv venues depuis les plus lâches et les plus méprisées de la terre. Les Macédoniens, qu'à peine le monde connaissait, sont, par la vertu de deux rois seulement, parvenus à Tempire du monde entier -, et les Romains, qui avaient assujetti tant de peuples par leur valeur, sont enfin devenus le jouet de toutes les nations barbares,

La phrase finale du brouillon reparaît, un peu émondée, dans le texte A :

{Texte X.) Quiconque a des hommes en abondance a toujours des soldats quand il lui plaît, c'est-à-dire

I. L'édition de 1806 (t. U, p. 2G5) met en tète de ce développement une phrase qne ne donne pas le Hsc. A : « Ce n'est pas sans raison que l'on attribue souvent au seul capitaine l'événement bon ou mauvais des combats, puisqu'il dépend, pour l'ordinaire, du soin qu'il a pris de discipliner ses troupes. •

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