APPLICATION DU ROI AUX CHOSES DB LA GUERRE
If» 26. — V. t. I, page Î40, note 1.
ApiMleatlOB ém mol «nx ch«««« de iW «aerre) effeto
de eelie «pplicatton.
L'activité du Roi se porte sur toutes choses. Le texte défiDitif ne croit pas tous les détails également importants; il a choisi parmi les faits et les réflexions des textes antérieurs. Ces textes , après avoir montré le Roi faisant surveiller par des gentilshommes, envoyés tout exprès, les capitaines et les commissaires de guerre dans les provinces, tiennent à prouver que rien n'échappe à l'application du Roi, et ils ju* gent les effets de cette application. On a ici un fragment de brouillon isolé (Msc. t. III, f»« 124-125), et les textes A et B dans leur 10* cahier (A, t. II, f> 272 ; B, t. II, f» 89). L'éditeur de 1806 (t. II, p. 85-88) se conforme au texte B. Ghaoun appréciera le ton vague et l'inutilité de la réflexion.
Je me donnais aussi le soin de distribuer moi-même JQsques aux moindres charges, tant d'infanterie que de cavalerie : ce que mes devanciers n'avaient jamais fait, s'en étant fiés de tout temps sur les grands officiers, à qui cette fonction était demeurée comme une dépendance de leur dignité. Enfin je donnais les quartiers aux troupes; je réglais ' les différends des corps et même des officiers particuliers , et ne croyais me devoir assurer d'aucune chose que sur l'assiduité de mon propre travail.
Aussi devez-vous être absolument persuadé que l'ap-
1. Cette idée est une additioa, eo surcharge, rar le texte X, primitif (X. L Ui, f^ 124 «•}.
plication que nous avons pour les choses qui regardent ou le bien public ou Tavanlage de notre service , est le seul moyen qui les puisse mettre en Tétat où nous les désirons; et pour moi, je ne comprends pas comment les princes qui négligent leurs propres affaires se peuvent imaginer que ceux sur la foi desquels ils s'en reposent doivent en prendre plus de soin qu'eux.
Il est ordinaire aux sujets d'imiter leur monarque en tout ce qu'ils peuvent -, mais il n'est rien en quoi ils suivent plus facilement son exemple, qu'en la négligence qu'il a pour ses propres intérêts. Quand les particuliers découvrent que le prince est sans application, que le bien et le mal * qu'ils peuvent faire demeurent également inconnus, que faisant l'un ou l'autre ils seront également traités, et que celui-là pour qui seul tant de gens travaillent à la fois ne se veut pas donner un moment de peine pour observer comment on le sert, ils contractent insensiblement une lâche indifférence dans laquelle leur courage s'abat, leur vigueur se corrompt, leur esprit s'émousse et leur corps même s'appesantit. Ils perdent en peu de temps l'amour de leurs devoirs, l'estime de leur mattre, la honte du blâme public, le désir de la gloire, et jusqu'à l'idée de la vertu, en sorte qu'ils ne travaillent plus dans leurs fonctions que de la manière qui leur est plus commode, c'est-à-dire ' ordi-
1. Au texte X, f* 125 t«, eette phrase et les Buivantes ont été remaniées.
2. C'est à ce mot , au milieu de la phrase, que nous laisse la der^ oSère ligue des ^ isolés appartenant à ua texte primitif (U III, f* l24- 125).