CeUe réflexion estijoatéeen interligne
2. La phrase était d'abord complétée ainsi : « ... par la malignité des esprits brouillons. •
S. De même : « ... par Taudaee de ceux qui n'y croient pas. •
CONSTDÊRATIONS INSPIRÉES PAR CET ACCinBNT. 143
aider à faire un bon usage de tous les autres présents qu'il nous a faits. Un prince qui, manquant de tète ou de cœur, ne sait ni se conduire lui-même, ni gouverner les autres, serait peut-être aussi facilement déconcerté par la mutinerie de paysans, que par la révolte de ses meilleures villes*, au lieu que celui qui a de la sagesse et de la vigueur se po^de également dans les plus grands périls et dans les moindres ; et souvent même , par la seule force de son nom , s'épargne de dompter les soulèvements , parce qu'il les empêche de naître.
U ne trouve dans son État aucune différence entre les plus faibles et les plus puissants, parce que tous ont la même soumission pour lui , et il ne saurait jamais voir ni ses villes trop riches, ni ses provinces trop peuplées, parce qu'il sait l'art de faire servir et le nombre et Topupulence de ses sujets à sa gloire et au bien de son royaume.
Mais pour finir ' cette considération par quelque chose qui tombe encore plus dans le dessein que j'ai pris en cet ouvrage, remarquez, mon fils, dans le subit embrasement d'une si grande et si superbe ville, que^ ce roi voit périr au milieu de son État, combien sont peu solides, en effet, ces biens que nous croyons les plus assuréS) et combien le ciel a de moyens extraordinaires pour
1. Od lild'abo d : « ... pour finir, à mon ordinaire, la oontidéralion de eet éfénement par quelqae cIiom qui terfe à votre Instmetion... •
2. Ce membre de plirase eat une addition en interligne ; la périodt? était encore arrondie : « ... que ee roi voit périr tans remède... au milieu 4e son État. »
abattre notre fierté lors même que la croyons la mieux fondée.
Décidément, il n'y a pas de reproches à faire au rédacteur déflnif des Mémoires potir avoir supprimé de pareilles banalités.