J'ai fait retrancher beaucoup de fêtes
2. J'ai eu dessein de régler le temps des vœux de religion pour augmenter par là le nombre de mes sujets ', mais y trouvant des difficultés, j'ai voulu, en attendant que j'eusse pris une résolution entière sur cette affaire, que le parlement fit ce qui se pouvait dès à présent. [S'informer de l'arrêt.]
3. Ayant beaucoup avancé les règlements que j'avais résolu de faire pour la justice, je fus en peine de quelle manière je procéderais pour la vérification, et après y avoir bien pensé, je ne trouvai rien de mieux que de faire conférer des commissaires de mon conseil avec des officiers du parlement pour entendre par cette voie les
1. Ce Jooraal de 1667 est dans le Msc. s. Fr. 2281, t. I, in-f, à la suite de celai de 1666, qai oooTrait 60 pages. La pagination se continue (p. 61-98). V. t. ], p. 12, note 1, en tète dn Journal de 1666.
2. Cet articles du 29 mars répondent aux deux Feuillets sans date, les seuls que nous ayons de la main de Louis XIV pour 1667. V. t. I, p. 4.
8. Un édit royal de noT. 1666 accordait des pensions de 1000 liv. aux gentilshommes qui avaient dix enfants vivants, n'étant ni religieux ni retigieaies ; 2000 liv. à eeux qui en avaient donie dans les mêmes eonditions.
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diflScultés nouvelles qu'ils y pourraient trouver, et passer par-dessus les autres, résolu pourtant d'aller en personne les faire vériOer.
Moi seul insistai à cela pour le bien public , tous les officiers ayant des intérêts contraires , parce que cela était ensemble juste et glorieux.
4. J'ai réglé diverses choses qui étaient fort déréglées dans Paris, où j'ai remis Tordre, la sûreté et la commodité. [S'informer du détail ^]
5. J'ai même établi un conseil de police, dont on me rend compte toutes les semaines.
6. J'ai demandé des mémoires aux parlements des provinces pour la réformation de la justice.
Rien ne me détourne de mes affaires, auxquelles je suis continuellement appliqué.
7. J'ai fait fournir mes magasins, cet hiver, de toutes les choses qui peuvent tomber dans l'imagination pour la guerre.
8. J'avais toujours la paix d'Angleterre dans l'esprit, pour avoir liberté d'entreprendre sur la Flandre, et cependant je ne laissais pas de faire de grands préparatifs de mer.
9. J'eus plus de facilité i trouver d«s matelots que mes gens ne pouvaient s'imaginer, et, au lieu que l'année passée à peine en avais-je 6,000, j'en eus cette année 18,000, et des provinces entières s'offrirent d'aller
1. G*e&t le 29 mars que prête serment en la grand'ohambre De La Reynie, maître des requêtes, poonru de la charge de lieutenant du pré- ▼At de Paris pour la police, que Sa Majesté, par sa déclaration, a séparée de celle du lieutenant civil {Gaxeue du 2 avril). D*aubray, égalemeot maître des requêtes , avait été nommé lieutenant dvil le même Jour que La Reynie lieutenant de polieei le 19 mars.
à mon service et ne laisser chez eux que les enfants. J*en aurais eu pour armer cent vaisseaux.
[Qui a Testime et l'amour de ses sujets ne peut manquer de rien. Foule de gens à la cour sur le bruit de la guerre.] [Ici les bienfaits.] '
10. Le comte de Saint-Âlban me fit dire par la Reine' que le roi de la Grande-Bretagne accepterait les conditions que j'avais autrefois proposées pour la paix, pourvu que je voulusse remettre les choses en l'état qu'elles étaient avant la guerre dans les lies de l'Amérique.
Cette proposition semblait fâcheuse, dans Tapplication que j'avais à faire valoir le commerce, et dans l'établissement que j'avais fait faire de la Compagnie des Indes. Mais balançant cela contre l'importance de faire bientôt la guerre à l'Espagne, dépourvue maintenant de toutes choses*, et qui se croyait elle-même perdue si j'eusse pu l'attaquer avec toutes mes forces, je crus qu'il n'y avait pas de proportion, et me résolus de céder ce que l'on prétendait. Mais, pour ne pas faire inutilement cette démarche, je voulus engager auparavant le roi d'Angleterre à ne prendre, d'un an, aucun engagement avec pas un autre prince, me confiant que si j'avais liberté d'agir durant ce temps-là, je me mettrais en état qu'il
1. C'est la reine douairière d'ADgleierre, Henriette de France, qui de* meurail toujours à Chaillot.
2. Comme témoignage de cette assertion, relevons un fait de la Gauue du 21 mai, au moment où commence la campagne royale : « Les habitants des en\ irons de Lille et des autres places voisines retirent toutes leurs commodités aoi lieux les plus forts, de crainte d'être exposés aox Tiolenees qu'exercent les soldats, à cause, disent*ils, qu'ils ne sont pas payés, et même que depuis plus de quinse mois Us n'ont pas reçu le pain de munition. »
croirait ne pouvoir trouver de sûreté qu'avec moi. Il s'y engagea, et sur cette parole, je déclarai que je consentais à sa demande, en sorte qu'on crut la paix faite, et qu'il n'y avait plus qu'à choisir le lieu pour la rédiger ^
11. Sur cela je réveillai fortement tous les sentiments que j'avais pour la guerre [de Flandre]. Ma cour fut en un instant grossie par ceux qui se venaient offrir.
12. Je pressais le traité de Suède, mais je n'osais pourtant y faire paraître trop d'empressement, de peur que cette couronne n'en prit avantage*
[Souvent notre impatience recule par trop d'ardeur les choses qu'elle veut avancer.]
13. Je conclus le traité dont je vous ai parlé avec les princes d'Allemagne, qui sont sur les frontières [de Flandre^].