DIFPÉR. ENTRE LB SOUVERAIN ET LES AUTRES PRINCES
on De fait rien que par lui seul ^. On regarde ses bonnes grâces comme la seule source de tous les biens ; on ne croit 8*élever qu'à mesure qu'on s'approche de sa personne ou de son estime-, tout le reste est rampant, tout le reste est impuissant, tout le reste est stérile, et Ton peut dire même que Téclat qu'il a dans ses propres États passe comme par communication dans les provinces étrangères. La brillante image de la grandeur où il s'est élevé se porte de toute part sur les ailes de la renommée. Comme il est Tadmiralion de ses sujets, il devient bientôt rétonnement des nations voisines; et pour peu qu'il sache bien user de cet avantage, il n'est rien au dedans ni au dehors de son empire dont , avec le temps , il ne puisse venir à bout.
Mais quoique ces raisons semblent assez plausibles, et que par la manière dont je vous les viens d'expliquer Yous ayez peut-être lieu de croire qu'elles ne sont pas éloignées de mon sentiment, ne vous figurez pas néanmoins que si vous aviez un jour des frères ^, j'eusse pour vous une passion assez aveugle pour vouloir travailler moi-même à vous donner sur eux tous les avantages dont je viens de vous entretenir ; au contraire, je tâcherais de vous donner a tous les mêmes enseignements et les mêmes exemples, mais c'est à vous de vous distinguer des autres par le profit singulier que vous en ferez.