‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 84 sur 280 · On lit seulement : « Oud · texte numérisé non relu

On lit seulement : « Oud

3. Sans doute le 19 juillet. (V. p. 1G8.) Tous les articles de ce Mémoire (n" 16-34) sont étrangers au fait même de la campagne de Flandre.

4. M. Mignet donne le texte de ces deux lettres qui sont aux archives des affaires étrangères (Négoc. relat. à la %ucc, d'Espag., t. Il, p. 43-44.) Dans les Œuvres de Louis XIV (t. V, p. 400}* on lit une lettre du Roi à l)e Lionne, datée du 18 avril, le jour où il écrivit à la mère de Charles U. m Vous rendrez demain au matin à la reine, mère du roi d'Angleterre, la lettre ci-jointe que je lui écris... Depuis ce billet, ayant considéré que

à ee que, de ma part, je ne ferais sortir d^un mois ma flotte, qaoîqae toute prête; et, de la sienne, qu'il ferait tout son possible pour conclure la paix dans un an, et que Varticle de Tlle de PoIIeron, qui était désormais le seul contesté, ne Tempècherait point de la terminer, de quelque c6té qu'il fût résolu.

17. Et cependant^ parce que les Hollandais me pressaient toujours de faire sortir mes vaisseaux , je fis dire par mes députés que la paix était faite.

18. Il survint pourtant une autre contestation tou* chant deux vaisseaux pris sur les Anglais par les états, dont le dédommagement, estimé à cent mille livres, était demandé avec chaleur par l'Angleterre. Mais je trouvai expédient pour le terminer^ en fournissant, de ma part, la moitié de la somme; mais je ne le voulus pas promettre en mon nom, et en fis faire Toffre à Letellier comme de son chef, en cas qu'il ne tînt qu'à cela.

18 6is. Et cependant les Hollandais continuant à me presser de mettre en mer, et même se voulant servir de brûlots que j'avais dans une escadre arrêtés dans leurs ports, je ne le voulus pas permettre, disant toujours que la paix était faite , quoique le mois porté par ma lettre fût expiré.

19. Quelque temps auparavant que je me misse en campagne, j'envoyai un courrier à Madrid pour faire demander par mon ambassadeur les choses qui appartenaient i la Reine. Mais je n'en eus autre réponse,

peut-être la lettre da roi d'Angleterre à la reine ta mère n'est pis écrite de sa main, j*ai trooré à propos, oatre celle qai est de ma main, de Toos en enroyer une qui n*en fût pas, afin que tous puissiez renJre celle qui conviendra pour en user comme ledit Hoi aura fait. »

sinon que le roi Philippe lY ayant défendu par son testament d'aliéner aucun des biens qu'il laissait à son fils, la reine régente ne voulait pas enfreindre cette loi.

[Lettre de Castel Rodrigo.

Je déclarai que je m'en mettrais en possession, ou de réquivalent, sans vouloir dire laquelle '.]

âO. Les Suédois continuaient dans leurs froideurs; mais ils s'adoucirent pourtant un peu , apprenant mes premiers progrès.

âl. Cependant, les Hollandais me faisaient diverses propositions, dans l'alarme où ils étaient de me voir approcher trop près d'eux. Ils proposaient de me con*tenter du Luxembourg ou de la Franche*Comté , du CambrésiS) et de quelques autres places, comme Gharleroy.

Et moi j'offrais de me contenter de la Franche-Comté,

]. On lu seulement : t s. t. d. laquelle » (province). — C'est le 8 mai que le Roi a notiflé, par lettre , à la reine d'Espagne ses prétentions, et qu'il a en?ojé ses ordres à Tambassadeur. De Lionne en même temps expédie àcelui-d une traduction espagnolede récrit des Droits de la Reine, notre grand monarque , dit la Gazette du 21 mai, ayant voulu informer, avec le public, le peuple de ces provinces de Téquité de ses droits, fondés sur des raisons trop puissantes pour n'être pas approuvées de toute ta terre. • On y invoque en effet toute l'Europe, toute la terre, pour voir « comment un mari si illustre, un frère si puissant, des sujets si fidèles, s'acquitteront envers une princesse si auguste de droits si sacrés et si inviolables. ■ C'est le ton déclamatoire des Mémoires. La lettre de Castel Rodrigo fut écrite le 14 mai. Le ton en parut très-offensant au Roi : « que Votre Majesté, y est-il dit, déclare ses droits si elle les sait. » Il n'y eut pas de réponse à un « pareil libelle. » Le ton de la lettre adressée par la reine d'Espagne à Louis XIV le 21 mai est beaucoup plus doux (Mignet, ibid., 1. 11, p. 56-1 lO}.»Le traité des DroiK de la Reine fut réfuté par un pamphlet anonyme : le Bouclier d'Etat et de justice contre le dessein ma' nifestement découvert de la monarchie universelle. L'auteur était un gentilhomme franc-comtois, le baron de r Isola, ministre de l'empire à Londres.

du Luxembourg, [Charleroy], du Gambrésis, de Tournay, Douai, Bergues, Aire, et Saint-Omer : lesquelles deux dernières places, néanmoins, je me résolvais à relâcher pour terminer raccommodement.

S2. Yan Beuning, étant venu à Avesnes pour négocier ces affaires, et demandant de me suivre à Farmée pour en traiter, je ne le voulus pas permettre, pour ne lui pas donner occasion de ramasser en ce lieu tous les discours que font souvent dans la chaleur les esprits mécontents.

23. Leur flotte cependant entra dans la Tamise et y brûla 8 vaisseaux anglais \ dont je ne fus pas fâché, parce que Taigreur augmentant entre les deux nations rendait mon entremise plus nécessaire à toutes deux.

24. Le duc de Lorraine avait fait dii&culté de me livrer ses troupes, quoique promises; mais lorsqu'on lui dit précisément que mon intention était qu'elles partissent le lendemain, il les laissa partir ^.

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