En marge, tn a corrigé ainsi : t J'avais fait
de mon voyage de Flandre, et, au lieu de recevoir cette proposition avec Vaigreur que je m'étais figuré , il répondit simplement qu'il me conjurait de me contenter des choses raisonnables.
26. Les princes d*Âllemagne paraissaient très-bien disposés \ car outre ceux qui s'étaient engagés à lever des troupes pour empêcher le passage de celles de Tempereur, Félecteur de Bavière m'offrait encore les siennes pour m'en servir en tel lieu qu'il me plairait *.
27. L'élection du pape se fit selon mes désirs , et par mes suffrages^, dont son neveu me vint remercier et me fit en même temps des propositions d'accord. [Je l'avais envoyé féliciter à Bruxelles par un trompette.] Je lui
1. La Gazette du 16 juillet donne de» nouvelles de U diète de Ratisbonne du 25 juin : « Malgré les eiïorls de Tempereur, la plupart des princes et États, même l'électeur de Bavière, ne veulent pas souffrir qu'il envoie des troupes aux Pays-Bas, ni moins encore accorder le passage aux milices qui voudraient tenir cette roote. »
2. A la suite de cet article, on peut supprimer une phrase qui du reste ne porte pas de n*. Elle semble n'être qu'une réminiscence ; la voici : « De la part de mes sujets, plusnieurs s'offrirent à moi pour faire des levées de nouvelles troupes à leurs frais. » Cette observation faite en marge : « ajouter au cayer fait • invite à remonter en arrière. En effet la même idée est aa n* 89 des articles donnés la veille de Pâques. V. p. 166.
3« L'élection de Jules Roepiglioii, né à Pfstola. qui prit le nom de Clément IX, est du 20 juin. La faction du cardinal Chigi, neveu du dernier pape, ne s'était pat trouvée asses forte. Louis XIV témoignera sa satisfaction au cardinal de Reti par noe lettre datée de Compiègne le t3 juillet. [OEuvr. de Louis J/F, t. V, p. 413). L'abbé Rospi^liosi, neveu de Clément IX, qui faisait les fonctions d'intemonce à Bruxelles, après avoir été magniflqueoient traité par le marquis de Castel-Rodrigo , partit le 12 juillet pour passer en France, et de là en Italie. Le 18, il arriva à Compiègne où était le Roi, qui reprit la route des Pays-Bas le lendemain même {Gazette du 23 juillet). Le Roi i*avait déjà vu dans un vojage qu'il avait fait avec le dernier légat; avant de le recevoir à Compiègne, il de* manda pour lui, le 6 juillet, le chnpcnu de «ardfnal.
dis que je reeeinrais très^votontiers Sa Sainteté pour médiateur ^-9 mais pour la surséauce qu'il me demandait, que je n'y pouvais pas consentir.
28. J'avais envoyé donner part à M. de Savoie de mon dessein, et ménager son affection, en cas que j'en eusse besoin pour faire la guerre en Italie.
29. Je fis un nouveau traité avec le Portugal, le pré- <^ent n'étant demeuré qu'en projet. Par celui-ci ^, je faisais ligue offensive et défensive , promettant de ne pr>int faire la paix, que l'on ne lui donnât le titre de roi. Mais, par l'événement, cet engagement que l'on avait cru de conséquence, s'est trouvé faible parce que les Espagnols le lui ont offert d'euxHnèmes.
1. Dès le 21 Juin , le lendemain de ton eialtalion , le noufean pape avaii écrit aux £oa?erains pour le rétabliMemenl de la paix en Europe. Louis XI V « admire lea saints trantfports de »on sèle » par une lettre datée de Dooal le ft Juillet : c'est dans cette lettre qu'il accepte la médialion, mais refuse d'accorder lasurséanee «se trouvant engagé en personne au milieu du pays ennemi. » {OËuvr. de Louis XiV, t. Y. p. 411.) L% médiation du pape, offerte à Louis XIV par rabt>é Rospigliosi , et à la reine d'Espagne par le cardinal Visconti, fut acceptée aussi à Madrid ; cette reine en écrivit, le 2 août, à Louis XIV (Mignet, Négoc relat. à la »ucc. d'Esp., t. 11, p. 199). Leduc de Chaulnes présenta au pape, au commencement du mois d'août, une lettre de son maître, qui se montrait prêt d'entendre à un accommodement, « ses prétentions étant l'i bien fondées qu'il n'y avait pas lieu de douter qu'elle» ne soient approuvées de toute la terre. » (Gaseuedu 17 sept.)
2. Le traité fut signé le 31 mars pour dix ans. L'abbé de Saint-Romain avait obtenu une réduction de subsides de deux cent mille livres. L'infant D. Pedro, frère d'Alphonse VI, n'approuvait pas ee traité, vraiment onéreux pour les Portugais qui s'engageaient à faire deux campagnes tous les ans contre les Espagnols, et à tenir sur pied une armée considérable. Louis XiV écrivit une lettre de congratulation à la reine de Portugal, du camp devant Douai, le 4 Juillet. {OEuwr, de Louis XiV, t. V, p. 410.)
30. Le parlement me voulut députer à Compiègne \ tant pour me féliciter du succès de mes armes, que pour me prier de ne me plus exposer, sur les bruits qui avaient couru que j'allais souvent au péril. Mais je leur fis dire que je n'avais rien fait encore d'assez considérable pour mériter leur députation.
[L'on avait publié de tous côtés que j'allais, etc.. les uns en me louant, les autres en me blâmant de me trop exposer; et comme dans ces choses je n'avais pas encore cru rien faire d'extraordinaire... Refus des louanges^.]
31 . La reine de Pologne étant morte ^, rompit les prétentions que j'avais pour le duc d'Anguien sur cette couronne. Mais^ en même temps, le duc de Neubourg me fit dire que si je voulais favoriser en cela ses poursuites, et, pour les faciliter, faire que le roi veuf épousât une de ses filles, il serait éternellement dans mes intérêts. Je ne voulus m'engager à rien sur ce point sans en avoir communiqué avec le duc d'Anguien et le prince de Condé, son père, lesquels s'étant soumis de fort bonne grâce à mes volontés , je promis mon assistance au duc de Neubourg, et donnai charge à mon ambassadeur de proposer le mariage.
t. C'est le 15 Juillet qne se présentèrent au Roi les députés du parle* ment , de la cour des aides, et de la chambre des comptes. (Gazette da 21 juillet.)