‹ Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin. D'après les textes originaux avec une étude sur leur composition, des notes et des éclaircissementsChapitre 99 sur 280 · ANALYSE DE LA TROISIÈME RÉDACTION · texte numérisé non relu

ANALYSE DE LA TROISIÈME RÉDACTION

vivres et nmnîUons. Réflexion. — Retoar da Roi pour quelques jours, à la frontière, auprès de la Reine. — Concours des troupes de Lorraine. — Investissement et prise de Tournay. — Projet sur Gonrtral, abandonné pour le siège de Douai. Douai est pris. — Courtrai, alTaire secondaire, sans le Roi. — Repos et activité du Roi à Gompiègne. — Voyage de la Reine sur les terres conquises. — > Dessein contre Dendermonde. Entreprise difficile» mais utile ; manquée. — Réflexion sur cette retraite. — Siège et prise de Lille. — Dessein formé de surprendre les ennemis. Défaite de leur cavalerie, sans le Roi. — Retour de la campagne. Les motifs.

Fin de la guerre maritime. Réclamation de dommage faite par les Anglais. — La flotte bollandaise dans la Tamise. — Conclusion du traité de Rréda. — Le Roi ne peut pas compter sur les Anglais. Ambassade de Ruvigny. — F&cbeuses nouveautés dans cet État. Exil du chancelier. — La modération est nécessaire aux ministres des Rois. Un Roi doit garder son indépendance, ne pas se laisser gouverner. Réflexion. — Entrelien de l'armée de mer.

Suite de la guerre de terre. Fin de la campagne en Flandre par Turenne. — Quartiers d'hiver. — Partage des commandements.— Soin des troupes. — Fortification des grandes places. — Armées préparées. — Levées nouvelles. Les troupes du duc de Lorraine sont gardées. — Magasins et finances.

On pai'le de paix. Instances des Hollandais. Off'res du Roi. — Médiation du pape. — Chicanes des Espagnols. — Les avis sont partagés à la cour^

Dispositions des puissances étrangères. Ce qu'on espère des princes d'Allemagne. — Conduite de l'empereur. — Embarras que le Roi lui suscite en Pologne. — Négociations, sans fruit, avec la Suède. — Offres du Danemark. — Bonnes intentions du duc de Savoie. — Brigues et prétentions des Hollandais. — Nouveau traité avec les Portugais: inutile, par la chute du roi de Portugal. — Réflexion sur cette révolution : les princes doivent régler leurs mœurs.

FOOH L'ANNA 1667.

TR0181B1IB RBDACTIOK, ATRC DBS TARIANTBS BT DBS ADDITIONS PBOVBNAIfT OB DEUX RiDACTfOffS ANT^BtBU^BS ^

Cette année commença par les couches de la Heine ^, lesquelles, paraissant un peu trop avancées, me donnèrent une juste appréhension pour elle : car je puis dire qu'elle méritait le soin que j'en avais , et que le ciel n*a peut-être jamais assemblé dans une seule femme plus de vertu , plus de beauté , plus de naissance , pHis de tendresse pour ses enfants, plus d amour cl de respect pour son mari. Mais enfin ma crainte finit par la naissance d'une fille '.

1. Le dernier texte, lexte G, est au Use. (s. Fr. ^281), U Ul, C» 277-13), en six cahiers. C'est celui que reproduit l'édition do 1806 (t. Il, p. 266- 339). I^s variantes et additions sont Urées des textes A et B.

2. Texte B, l*' cah., f» 227 (t. Ut). « Elles me donnèrent beaucoup d'appréhension à cause de la véritable (on Ht d'abord : sincère) amitié que J'avaié pour cette princesse, qui sans doute en était fort digne» pttiaque^ à dire vrai, l'on n'a peut-être jaODait vu dans une acuie femine (i>q lit, raturé et à moitié écrit, le mol t personne) plus de vertu... »

3. B ibid. « ... laquelle, quoique née un peu devant la tempa, ne laissa pas de donner ensuite toutes les marques d'une fort bonne constitution. • Elle est cependant morte bientôt. Il est curieux que dans les Fettilleta de Louis XiV et dans le Journal, cette naissance sott relégaée beaH<Soof plus loin, quoique le fait toit du 2 Janvier (Y. p. 153» et p. 163 n* 27 ). On y attache peu d'importance.

COnCffES DE LA BEnS. APrAIRKS DU DEHORS. 219

Ce fut ^ dans le eoQunencefnent de cette même année que je fis mettre la dennère main au traité qui se négodait en Allemagne pour empêcher le passage des troupes de Tempereur.

J'en avais aussi projeté un avec le roi de Portugal % par lequel il me promettait de ne traiter de quatre ans avec l'Espagne ; mais avant que nous Toussions signé , nous eûmes occasion d*en faire un autre dont je vous parlerai en son temps.

Cependant ' la reine de Pologne continuait à me demander du secours*, mais surtout après la mort * de Lobomirdci, comme elle croyait voir plus de jour que jamais au rétabbssement de ses affaires, elle me pressa

t. Texte A, 6* cah., f» 17!, ▼•(t. III). « Pour être de tout point en étot d'exécuter ce que je projetais du cèté de Flandre, dès lor« que je serais aisuré de la paix qui se traitait avec TAnglelerre, je fis en attendant mettre la dernière main au traité que j'avain dès longtemp:» Tait ménager avec plus^ieura princes .d'Allemagne, letiquelp, comme vous avez vu» devaient t'oppoeer aux troupes que l'empereur aurait pu faire passer dans les Piij»-Bas. » Les mots : •s'opposer aux troupes^* • aurait pu faire passer» oontde la main de Louis XIV.(V. le fait dans les Feuillets, p. 157; dans le Journal, p. 1&8.)

2. Texte A, 6*eah., P 171 v», et f 172 r\ « Je continuais aussi mes négociations avec le roi de Portugal; et pour l'encourager à se défendre et i se tenir toujours en guerre, j avais résolu de m'engagcr à lui four* nir des pensions plus fortes que celles que je lui avais données jusque-là, outre l'entretien des troupes françaises que je continuais de faire sut>sister à mes frais, moyennant quoi ce prince proiinetlait de sa part expi ei>- BémenL..»(V. les FeuilleU, p. 152; le Journal, p. 158.) Dans les Feuillets, après : • Traité d'Allemagne. Traité de Portugal, > on lit : • Dépenses pour cela. » Dans le Journal, entre l'article 13 consacré à 1* Allemagne et larticle 14 bis au Portugal, on lit: « 14. Beaucoup d'argent m'était nécetsaire pour tout cela. »

^ Ce qui regarde la Pologne^ dans le tekte B, est plus loin, après los réformes de justice, 2* cahier, f* 297*

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