HISTOIRE DE VILLEFRANCHE, CAPITALE DE BEAUJOLAIS
SOMMAIRE. — /. Topographie générale. — //. L* église paroissiale. - III. Le couvent des Cordeliers. — IV. Les Capucins, — F. Les Pénittfdi Blancs. — FI. Les Pénitents Noirs. — FIL Les religieuses Ursulims." FUI. Le monastère de la Fisitation de Sainte-Marie. — IX. h colUp*
— X. Jeux de l'arc et de la cible. — X/. Des hôpitaux. — XIL D» bailliage. — XIIL De l'élection de Beaujolais. — XIF. Du grenier àd-
— XF. Des échevins. — XFI. Des armes de la ville. — XFII. Desfoiresii Fillefranche, — XFIIL JugeSy consuls des marchands. — XIX. Qua^ penonspour la garde de la ville. — XX. U imprimerie. — XXI. PrivUiiti de Fillefranche.
I. — Cette ville, première en ordre, n'est pas des plus anciennes
I . Ainsi qu'on a pu le voir dans la notice sur Louvet, V Histoire de VilUfranck i été imprimée en 167 1, à Lyon, en i vol. petit in-8. La même année paraissait une seconde édition, refondue et remaniée, imprimée à Villefranche, en i vol. in-4. 1^ texte du ms. de Y Histoire du Beaujolais que nous publions est identique, sauf lu variantes, additions, omissions et corrections, indiquées aux notes, à celui de l'édition de Lyon. Toutefois, ce petit volume contient de plus des pièces liminaires, une préface et la liste des échevins de Villefranche. Les pièces liminaires ont été intercalées dans la bibliographie de Louvet ; on trouvera la liste des échevins à la suite de U réimpression textuelle de l'édition de Villefranche, à la fin du tome II ; on lira ridessous la préface.
« Préface. — Ayant eu dessein de faire l'Histoire générale du pav's de Beaujolois, dans la seconde partie de l'Estat chorographique d'iceluy, i'ay fait mention de toutes les Villes, Villages, Bourgs, & autres lieux qui le composent; & parce que Vlll^ franche en est la Capitale, & que Messieurs les Echeuins m'ont facilité la connoissaïKC que i'en ay eue par les papiers, ^- les vieux actes des Archiues de leur Hostel de Ville qu'ils me donnèrent à ranger & inuentorier, i'ay esté bien aise de leur rendre ce qui estoit à eux & d'ébaucher mon Histoire générale par le particulier récit de cette Ville
L'acte des privilèges de ladite ville fait foi que ce fiit lui, mais de savoir quand et en quel temps, c'est ce que je ne puis deviner. Que le couvent des Cordeliers n'ait été établi au lieu où il est auparavant que la ville fût ceinte de murailles, je le pourrais croire vu qu ils y furent emmenés du château de Pouilly-le-Chastel en celui que Fod appelait pour lors Minoret ou qui peut-être en prit le nom de ces pères qui s'appelaient mineurs, en l'an 12 16, qui n'était pas alors fermé i murailles, soit, comme il est croyable, que la ville ne s'étendait pas encore si avant et qu'il n'y eut en cet endroit-là que quelques bâtiments, mas, masages ou villages là auprès, qui donnèrent occasion au seigneur de Beaujeu de faire clore ce couvent, et de porter' pins avant l'étendue de cette ville-là, que l'on dit avoir été bâtie en son commencement auprès et aux environs d'une tour qui est à la ponc d'Anse, où était établi le bureau du péage et traite foraine du grand chemin de Bourgogne à Lyon*, car je vois dans les vieilles cartes de l'ancienne Gaule, chez les sieurs Sanson et le père Monet, Lunna, au lieu où est aujourd'hui Villefranche, contre le sentiment de Josias* Sin-
d*autant plus embarrassé dans le parti qu'il avait à prendre qu'il ne voulait ni offen* ser le roi de France, son beau-frère, en s*unissant avec ses ennemis, ni se brouiHer avec le duc de Bourbon, son parent, ni mécontenter le duc de Bourgogne, par égaid pour les alliances qu'il y avait entre les maisons de Savoie et de Bourgogne. Amé, duc de Savoie, préférant les intérêts de son beau-frère à toute autre considération, se déclara pour lui et donna passage par ses états aux troupes que Galéas Sforce, coraïc de Pavie, fils du duc de Milan, conduisait au roi de France. Peu de temps après, il permit à plusieurs des principaux seigneurs de sa cour d'aller seconder les opérations de ce monarque occupé alors au siège de Villefranche en Beaujolais. Ils se conduisirent avec tant de valeur pendant ce siège, que le duc de Bourbon, sentant la supériorité du souverain qu'il avait attaqué, demanda la paix et l'obtint à des conditions beaucoup plus avantageuses qu'il n'eut osé l'espérer. La noblesse de Savoie continua de servir sous les drapeaux de Louis XI et elle se signala avec tant d'éclat dans la mémorable journée de Monilhéry, contre Charles de Bourgogne, que Louis XI dit hautement que c'était à elle en partie qu'il était redevable du gain de la bataille. » Voy. aussi Paradin, Chron. de Savoie. On dit que cette victoire n'est rien moins que certaine, puisque le champ de bataille resta à Charles de Bourgogne, c'est la remarque de l'auteur de V Histoire universelle, tome moderne 42, liv. 24, cli. 2, p. 383.
I. L : sortir ; T, C, V : et faire sortir; B : faire porter. — 2. Du grand chemin de Bourgogne à Lyon, ne se trouve pas dans VHist. de Vil, — 3. Lire Jodocus, Jus: Zinzerling.
une place appartenant à M. ' Corsin, sur quoi le curé lui fit procès, disant qu'elle appartenait à son église, en largeur de huit pieds d'hommes, pour y bâtir des chapelles pour la décoration de ladite église et aussi d'y faire procession avec ses paroissiens, ledit G)rsiny avait fait planter des arbres et des souches de vigne, et apposer les panonceaux du roi, en vertu d'une sauvegarde émanée de la cour de Saint-Just de Lyon, par un sergent royal, assurant qu'elle était à lui et qu'il avait droit de la fermer devant et derrière, hormis les jours de procession ; sur quoi il y eut un compromis d'arbitres entre lesdites parties, le 20 janvier 1433, par la sentence desquels il fut dit que b place, en toute sa longueur et autant de largeur que s'étend la chapelle bâtie par feu Jean Michaud, de l'autre côté de ladite église, et du côté de la maison de Philippe de Ranceys, appartiendrait à l'élise pour y bâtir des chapelles dans toute son étendue, jusqu'aux limites et bornes de pierre qui y seraient apposées, et que ce qui resterait desdites limites appartiendrait audit Corsin et aux siens, sans que jamais le curé ni ses successeurs l'en pussent quereller, inquiéter ou troubler ni prétendre autre chose que le passage des processions accoutumées.
Sur la requête présentée à son A. R. * Pierre, duc de Bourbonnais et baron de Beaujolais, par les échevins, qu'ils faisaient faire presque à neuf l'église paroissiale de ladite ville, qui est fort somptueuse et de grande entreprise, où ils avaient fait et convenait faire encore de grands frais et dépens pour parachever ce qu'ils avaient délibéré défaire, et pour b multitude des habitants il était nécessaire de l'accroître et y faire un cloître ; ils avaient acheté une maison et banc touchant ladite église K près ladite maison, là où lesdits habitants voulaient faire le cloître deladite église, et comme ladite maison et place de banc devant ladite église étaient de la censive de M. le Duc^, de sept sols six deniers vien-
I. Hist.de Vil. : au sieur. — 2. Hist. de Vil. : son A. R. monseigneur Pierre. — 3. L, T, C, B, J : acheté une maison joignant ladite église qui était d'Antoine Massuyer et aussi une place de banc devant ladite église, près ladite maison où les habitants voulaient faire le clocher de ladke église et comme ladite maison et banc étaient de la censive de M. le duc. — V : acheté une maison qui était d'Antoine
Massuyer joignant ladite église et aussi une place de banc devant ladite église Le
reste conforme aux mss. L, T, C, B, J. — 4. Hist. de Vil. : Ils avaient acheté une maison touchant ladite église qui était :\ Antoine Mazuyer et aussi une place de banc devant ladite église, puis ladite maison, là où lesdits habitants voulaient faire le clo-
M. de la Mure dit en son histoire ecclésiastique da diods è 1 1^ Lyon, qu'en 1202 le roi Philippe-Auguste vint i ViUefeucheetftf là il donna à Renaud de Forez^ archevêque de Lyon, le dnkè régale sur Tabbaye de Savigny et que là ce prélat reçut k ffcvr établissement de Tordre de Saint-Françob en France '.
Le Père Jacques Fodéré^ en son livre des couvents de Tocàe k Saint-François de la province de Saint-Bonaventure, raconte I1 dot autrement mais pourtant presque semblable à ceci, disant que G» chard de Beau jeu, revenant d'ambassade de G>nstantinople, où fmi envoyé Philippe II, roi de France, passa par Assise, oii il vitcetodisi renommé, et parlant à saint François, il eut dessein de l'introdôi en France, demanda à ce saint homme quelque nombre de ses nt gieux, promettant de leur faire édifier un couvent dans ses tcnci Saint François lui en donna six qu'il emmena i Pouilly-le-Chsttl, Tan 12 10. Le couvent ne demeura que neuf ans, tant pour toc peét que pour ce que le concierge du château fichait les religieux, leur fa* mait la porte le soir, l'ouvrait tard le matin; en sorte que les tépoa ne pouvaient aller quêter n'y ayant point de bourg aupcès. Le sôgneur de Beau jeu étant lors occupé à la cour, lui fut porté pbdotetf leur donna d'abord son château Minorer où ils furent tnnsmaidifai Tan 12 19. L'élise est belle et ornée de belles chapelles, entre mm une dédiée à Notre-Dame de Grâce, où il se &it beaucoup de nûncfa jH>ar la délivrance des femmes enceintes. Néanmoins l'acte qui est* aux preuves ne parle que de trois qui ont vécu en réputation de sain- | letê et qui ^ ont fait des miracles; il m'a été communiqué par mesâit Antoine GariU doyen Je Beaujeu, homme qu'on ne saurait assezloocr jHuir ses mérites et pour l'affection qu'il porte aux gens de lettres*.
\ Ce vicrîîîcr ,i*.î:\oa ne m: irvv^ive fus dans VHisL dt Vil. — 2. Hist. de VU. : l'*» qui Mîil ne j\î:îc pas. — ;. liis:. jV Vi". : qui tous ont fait. — 4. « Praires UMt /^•»y»\ o:.:V..'".:o ^.iJu^.i y,,-: j> : y. u s: 'i^<<i'nc> Principe, Domino Guichardo a BtH^ À .: . / y- « • .V,«. ,' *..'..'.:. ,^* . »*' i ; •; : V Pr^:rum Minommy qui amstructo fodtn*
.j' . J..; Mi' .*'::j':.«n r'.*Vj?ii\'««ù repûari Jiscipiinay penexef^
r.;.-ri,: '; ;\ » ■.-;;..■ \\,: ,'v..'^. ^ ..* av; -;i.':j yjnctitdtis ims^ia tandem, iniefàid .• .:,:" ,'\ -. --s: -î^^ .,,*.,*.- .v.v .: v^i ;.■.'.-:.•:; :>i iusipei c^ynvaUu sut ordimsvd^ S.i\, .: *.Vi .•*. V ■ ,. a: ,* ."*.•' . j,;..j''. :•: ic'îi»** m:i:mty sittinJo aUquando nùssar^
j -^ * ■'. .,.':,;. Z' -r:v ' - : : crKti^ ^ êmjusmodi sanctissimum ita*n,i • fli V., - ; • .^ . • . ,^ j .\ ï,,.'.. .j j.... ;- 1: i.ri,'i.-:^, ratrsms alià via eidem ùimnfili'
s'assemblèrent le 24 février de ladite année où, après avoir regu v
1. Hisl. de Vil. : pères. — 2. L, T, C, B, \' : discordes. — j. Hùt. di »"«'■ 2) mai. — 4- B, J, V ei Hisl. de Vil. : coiifrùtcs pénitents. — j. Hùt. d*¥ii~ : ' diverses factions.
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Grégoire XV de se rcu-er tr, iLJLiztnc^ lÀ^nici. li ' ji :r:fir r .z-
îvou" bulle suffisance ±c .nûul^T'inci. li i ii ciir ::::r - - ■isz' ^ même Saint Père [Le] ^/T ic5. I,ic< ic :z:ir~^ z^iz. .:-— -=r:=i^-i.T: -z fnre kur chapelle au Ittu z:ir vz:i irTeniùic-ic. ^ z:i .—jzr :î:z «mmuniqué au sieur Trîctna.s Nfc^cra-:: ^a rr-±- r:=-=:=r -z-jz- .^ comte de Lvon, officiai ie !a r-^-^vic. ".ciiri i^i^rr-.. :i::r jzl Tzrri^ qtfau temporel du 3ci:ir.e:ir irzr.xtrtcrzc :c 1-r:. . .^zlt"^ ^tir demande et leurs siaruii : ^ :J:.irjc ie ri:.-r:n-^n-.- . -^--- ^ l'église paroissiale, quanti .i '-^::r;.:r. ic5, jicrznrr-. -r .^rr:- .:: :: ^^w,par ses lettres du 25 -.-. :-ii. Er.rMir^ -r : - . . — -1^ ^ *^ même ^«ti*»»* 'i-i-- -- -%••* •,- •:■—"- i."* — - ^
année, c^r :t x-'* :i: :.i:r.r^
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vaux, au diocèse de Pampelune, à Guillaume d'Obresas', l'un dm pour Tadministration des chapelles et hôpitaux dépendant d'icelui, « encore particulièrement pour la direction de celui de Villefranchcà Barthélémy Buisson.
Permission de Tévôque de Mâcon, en 1469, aux religieux du& hôpital, de faire quête par tout son diocèse, à cause de leur pauvreté, car j'ai trouvé, par les rentes que j'ai vues, que cet hôpital ne possédait pas grand'chose ; il avait quelques biens terriens à Ougly, divcrsa terres, prés, bois, jardins, proche la ville et une terre auxGarets,etfcs échevins vendirent, l'an 1645 et le 14 septembre, à Gilbert Ncml notaire royal et procureur au bailliage, une terre et jardin dépendant dudit hôpital. Il y avait encore environ cent écus de pension, neufoD dix ûnées de vin et environ quinze bichets de blé de servis.
Je ne sais si les troubles survenus pour la religion ont causé sa ruine, aussi bien que celle de Saint-Lazare en la paroisse de Limans, puisque, l'année 1566, le roi Henri E, par ses lettres patentes du 14 septembre, en donna la g-arde, le r^me et l'administration à M* Guyot Garde*, qui en fut mis en possession le 13 novembre suivant, par le sieor lieutenant général.
Il y a encore une petite chapelle et un cimetière où on entent les pauNTres gens et artisans de Villefiranche, et encore quelques chambres où Ton souloit ci-devant retirer les pauvres passants; mais, A cuise des désordres qu'ils commettaient % ce secours a été dénié et ii vont chercher à loi^er aux granges voisines. Il a été depuis uni à heure de \ i!!cîrav.che e: le c;:re, ou son vicaire, y va enterrer les pauvres ar:iN.ins cui non: ras de cuoi raver les trais funéraires et cela seûit
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pour ceux qui visitent ledit hôpital k Annonciation de Notre-Dame, li > i:::^v v.i . ::':::>un sceaux d'autant de cardinaux*ic^ ix>: :cc^ ;.>: ^:: L: raroisse de Béligny, sur la rivière , ;^:v> "c ix^r:: ?oc"^c:. ;:: :"u: hàd au suiet d'une donatiofl
Poncîton, seiîrneur de Franchefe
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Oj;*^:: Girie. prêtre. — 5. H;.'^ - - v.^ ^-^ :^ z^ L. T. C B, V.
EUCHARISTICON
JJtfuturis sxculis multorum erga pauperes et^ infirmas secunda ckrikis non tereret propriam in hujus nosocomii fundamentis décréta solemni imrandus vir dominus Nicolaus Gay^ civitatis hujus quondam pastoTy quo dxtissimus eô meritissimus perenni studio primus non otiasé ardere curaiit, A ut ignibus emendatoriis spiritus illis^ forte additi scopx efficacius etmulair tur unica et ^ ad diem divo Antonio sacrant propitiatorii sacrifiai ♦ sdeiui litatione hic indicta vivos suffragatores mortuus xternum victurus quoi om ad perpetuum X kaL..septembris M. D,C,X.L,III. Manus et pedespff" rexity illis rexit, illis direxit.
A l'exemple de ce bon pasteur, noble Laurens Bessié, sieur de Li Fontaine, conseiller du roi et assesseur et premier élu en Beaujolais, donna, par son testament de Tan 1637, audit hôpital, une terre à froment, en la paroisse de Jassans, pays de Dombes, de la contenance de quatre-vingts ^ bichonnées.
Alexandre Bottu, écuyer, sieur de La Barmondière, conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France, son gendre, a pareillement légué audit hôpital, par son testament de l'année 1650, une terre ausâ à froment, située audit pays de Dombes, paroisse de Chalins, avec la somme de 500 livres pour être employée en ^ un fonds de pareilk nature.
l:Uzabcth Bessic, tîlle Judit sieur Laurens et veuve dudit " Alexandre IVntu, a donné, par son tesument de Tan 1669, audit hôpital, la sonunc de 2.o<.x^ livres, et encore plusieurs autres biens pour des meubles et lini^es.
I.\in 10^ s, noble Guillaume Corlin, sieur de Blazet, élu enTéleaion de IVauiolais, tii donation de tous ses biens et de sa dite maison de Ria.e: audi: b.opitaL par son résument olographe du 11 avril et, les sicuiN recteurs dudi: hôpital, rvur reconnaître un si signalé bien-
M. A-., -— ,.-\ 2 L, T. C, V :Vi'; et Hist. de VU. : i7k - :: S. y ' •■i. -- -.: i^*». : V : wri'^Sf^ «sJ dirm. — 4. Le mût •-x-. v\ V. — ^ T, C, V : vingî->juatre. — 6. Hn'- ^ ^r. :. .>i>, — ~ H^^. <ii Vu. : dudit sieur.
XII. Du bailliage. — J'ai traité, dans le corps de l'histoire génénde de la justice de ce pays, comme elle y est exercée, comme il y a six châtelienies ou prévôtés; savoir: à Villefranche, à Belleville, à Beaojeu, à Chamelet, à Lay et à Ferreux, outre lesquelles il y a un bailliage à Villefranche, composé : d'un bailli, d'un lieutenant général, civil et criminel; d'un lieutenant particulier, d'un autre particulier assesseur criminel, d'un avocat et d'un procureur du roi, d'un greffier, d'un commissaire enquêteur, de douze procureurs ; outre plus, il y a un prévôt des maréchaux et un maître des eaux et forêts du pays \
I. VHist. de Vil. ajoute : Les Officiers qui sont aujourd'hui en charge sontimessire Jean Phillippes de Champiers de Rabutin, comte de Chigy, seigneur de Bionoay, bailli de Beaujolais.
M« François Mignot, écuyer, sieur de Bussy et de La Martiziere, conseiller du roi en ses conseils, lieutenant général civil et criminel.
M« Gabriel du Sauzey, écuyer, sieur de La Vénerie, lieutenant particulier.
M« David Dephélines, sieur de La Chartonniere, lieutenant particulier, assesseur criminel.
M« Gaude de la Roche, conseiller et avocat du roi.
Messirv Laurens Bottu, écuyer, sieur de La Barmondiere, conseiller et secrétaire du roit maison et couronne de France, et son procureur au bailliage, et de S. A. R.
M« Claude Laurens, nouire royal a tenu le grefie pendant vingt ans, et maimenaot ils sont trois qui le tiennent : savoir, Jean Tronc\* et Hugues Jansson, procureurs en Télcction, et Humbert Gilet, et ledit maître Oaude Laurens est secrétaire de la ville.
N^ Cîui'.!,iu:r.c IVurr.'.cr. cor/.issaîre enquêteur.
M- 1 :ar.>o;s rour:iicr. Cv^'/.scir.cr eu roi. ^ece^el:r des consignations et secrétaire
H\ uJo.::c -.^ivVurcurN aUviî: 'rjL'.!:JLi:c : Nivo:r. Maîtres Pierre Vilossiercs, Lâurcns vîîr.'.o..*!:. F:u:vv^.> Dar.c-i:*. Krir.vO*$ D^Lnv.rcn. Huir-^es Govet, Etienne Tournier. A\;v,c l^'oi^vtc*. :;.:v.>c:: Cj>:-.:. 'e^r. ce Oj:, ^ein Niset. Hu^es Povet : le douzicme
l v^ :^.":ji.-v> \^..l.:\ :v>cr»i> ra- Si N'.i j^ti, i;: çv^u-us et nommôs pir Son K. R. \ c:-.r/v>... >^' : "M :-x> r-ir.v:> D^niiroc. Pierre Villossiercs, Cbudc
lu, :v:\^, V: V .w V^^^- • .-. r-.^^vS vO\c:. 'eun Jt Guz. Jean Niset, Laurens l'^a^'> -. .* v\ .^u .'. '• ^ v c" c. 1 . "j.>, it ir.r^\=*s srrrt deux chiteîlcmcs.
r;: "-.^ i>: i^jrli Ci:-srl«s »se Carrofi, sieur ai
en ce ne devez aucunement faillir. Très chers et bien amez. Notre Seigneur soit garde de vous. Escrit à Paris, le 13 jour de septembre. « Jehan
« Peride. n
Ces messieurs ont de beaux droits, d'autant qu'ik )Ouis5ent de l'trffîce de commissaires il faire les tailles de la ville, ce qui les fait conâ^