‹ Mémoires de LouvetChapitre 82 sur 109 · Hiil.de Vn. : offices · texte numérisé non relu

Hiil.de Vn. : offices

l80 HISTOIRE DU BEAUJOLAIS

Le roi Henri H, par ses lettres données à Fontainebleau, le 28 septembre 1547, adressées * aux élus du pays de Beaujolais, leur mande de faire imposer et cueillir, avec les tailles, la somme de soixante livres tournois, annuellement, pour être, ladite somme, employée aux gages des échevins, greffiers et autres officiers de la ville ; mais, comme cette somme ne suffisait pas pour subvenir aux affaires, le roi Henri lU, par ses lettres données à Paris, le 18 avril 1587, leur permit d'imposer, en tout, huit- vingt écus, savoir : vingt écus que le roi François l" leur avait permis d'imposer et autres vingt écus qu'ils avaient obtenus depuis; ils eurent encore permission d'imposer six-vingt écus, savoir: quarante pour un médecin, cinquante pour un maître d'école et trente pour un organiste. Le roi Henri IV, par ses lettres du 16 août 1595» données à Villefranche, leur permit encore d'imposer quarante écus, fait ^, en tout, deux cents écus. Le roi Louis Xm, par ses lettres données à Paris, le 16 novembre 1635, leur augmenta l'imposition de deux cents livres pour neuf ans K

L'an 1644 ^ et le dimanche 20 novembre, les habitants assemblésen l'Hôtel-de- Ville délibérèrent de demander au roi l'imposition de milk livres, ce qui leur fut accordé par lettres du 8 juin 1645, avec l'arrêt du conseil d'État, du même jour, pour neuf ans, pour être employée aux gages des échevins, greffier, avocat, médecin, maître d'école, prédicateur, organiste, marguillier, conducteur des horloges, avec Tattache des trésoriers généraux de France, à Lyon, le 4 août 1645, ^^ ^^'^^^' nuée, pour autres neuf années, le 19 janvier 1654, et, comme cette somme ne suffisait pas, les échevins tinrent encore une autre assemblée des habitants, le 4 décembre 1658, pour demander une autre somme de mille livres >, ce qui leur fut octroyéà Lyon, le 10 décembre 1658, pour neuf années, avec l'attache des trésoriers généraux, Ju 10 janvier 1659. Ils ont obtenu une continuation pour neuf années d'imposer ladite somme de deux mille livres, par lettres patentes '^ie Sa Majesté, données à Saint-Germain, au mois de février de Tannée présente 167 1, signé Bottu de la Barmondière, secrétaire du roi.

Ils ont le privilège de porter le poêle dessus le Saint-Sacrement le

I. IJîst. de Fil. : adressantes. — 2. Hist.de VU. : faisant. — 3. Hist. de Vil. : neul mois. — 4. Hist. de VU. : 1664. — 5. UHist. de Vil. ajoute : qui avec les autres feraient deux mille livres. — 6. Hist. de Vil. : lesdites patentes.

qu'on ne leur terait mal et, sur ces entrefaites, après avoir bartu la maison de ville de Lyon, où il y avait quelques gens en armes quifireiK leur devoir, depuis onze heures du soir jusqu'à cinq heures du matin, ne voyant aucun secours, ils se rendirent.

« Le 1 7 mai, le baron des Adrets manda à Villefranche que l'on lui mît la ville à sa dévotion, où il voulait mettre cent hommes de garde pour la sûreté du passage, pour aller en France avec une armée et menaçait la ville de feu et de ruine ; le sieur Claude Chapuis, échevin lors de Villefranche, et ledit Claude Favre, secrétaire et procureur de la ville, furent délégués pour aller parler audit sieur des Adrets, lequel leur fit de grandes menaces et rigueurs ; même disait que ce avait été

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