I. G : sac coié D, au i" C, no
la paroisse de Cogny ' avant que les vicaires eussent été déclarés perpétuels par le concile de Trente.
La justice était autrefois de la prévôté de Villefranche, maiscDea été depuis aliénée, et appartient en partie à la juridiction de Monimelas et en partie à celle de Pouilly.
Dans Téglise de Denicé, il y a une prébende sous le vocable de h Sainte Trinité, la collation de laquelle appartient à la maison desPinets de Lyon; il y a encore une chapelle de dévotion, dédiée à saint Pancrace et une autre qu'on appelle Notre-Dame de Chevenes, où il y a une grande dévotion.
Il y a deux fiefs nobles dans cette paroisse : Charmes et Mallevai \ Charmes appartenait autrefois à la maison des Mondards, de Villefranche, comme appert de deux dénombrements faits Tun, k
6 novembre 1555, par Anne de la Bessée, femme de Ponthus Mondard, pour une rente noble dépendante de la seigneurie de Charmes, « l'autre, par ledit Ponthus Mondard, le 15 mars 1572, pour la même chose. L'an 1606, dame Jeanne Mondard, héritière de Claude Mondard, son frère, se présenta en personne et fit les foi et hommage à cause de sadite maison et rente qui en dépend, sans préjudice des prétentions du seigneur de Montmelas; elle en fit donation. Tan 1615, par son testament du 6 octobre, à noble Gabriel du Sauzey, sieur de La Vénerie, receveur général des tailles en Beaujolais qui Ta laissée à son fils \ lieutenant particulier au bailliage dudit pays.
Le fief de Malleval appartenait autrefois à noble Guichard deScmin, grainetier de Lyon, comme appert de la procuration de sa veuve, damoiselle Lydie Renaud, mère et tutrice de leurs enfants, du 7 avri: 1601, pour faire les foi et hommage de la terre et seigneurie deb Chartonnière et Mallevai.
Il y a encore, dans ladite paroisse, le mas de Butavant, jadis possédé par la maison de Gayand, comme appert du dénombrement baillé, le
7 mars 1539, par noble Louis Gayand, pour une maison appelée La Tour, assise au mas de Buflivant, paroisse de Denicé, avec les vignes,
I. G, J : portent : Cogny et Montmelas. — 2. L, T, C, V ajoutent : le nus Jc Bufavan et Talancey. — 3. L, T, C, B. J : de même nom, conseiller du roi etlieu:i> nant.
Villefranche. II y a eu autrefois bataille à La Planche-de-Joug, entre le Bâtard de Bourbon et le seigneur de Viry, Genevois, pour le démêlÉ de Varax.
Au sac 2 du n° xxi, secundo du trésor, sont deux lettres écrites, Tune du 22 juillet et l'autre du 10 septembre 1580, par M. le duc de Montpensier, aux officiers de Beaujolais, par lesquelles il leur mandait de maintenir les droits qu'il avait comme patron et fondateur de l'abbaye de Joug, la présentation et nomination de laquelle lui appartenaient Autres lettres de M"*' Henriette-Catherine de Joyeuse, duchesse de Montpensier, souveraine de Dombes et baronne de Beaujolais, adressantes auxdits officiers pour commettre personne capable à l'administration et gouvernement de ladite abbaye de Joug, alors vacante par le décès de messire Claude de Ponceton, abbé commendataire d'icelle, de laquelle abbaye la nomination appartenait à mademoiselle sa fille, et en attendant qu'elle eût fait choix et élection de personne pour b tenir. Cette lettre est du 30 octobre 16 10.
Alexandre Nagu de Varennes, comte et chanoine de Saint-Jean de Lyon, est abbé commendataire de cette abbaye.
XIV. ArnaSy 13* paroisse. — Amas, très bon pays, paroisse du diocèse de Lyon, est un prieuré en commende, dépendant de l'abbaye de Savigny, dont le prieur a la collation des trois paroisses, Amas, Ougly et Dracc.
Une partie dWrnas est de la juridiction de la prévôté de Villetranchc. et suiette au izuet et aux fortifications de la même ville, le reste est du seii^neur du lieu dWrnas qui est aujourd'hui M^ Etienne de Couleurs, conseiller Ju roi, co-seigneur de Briare-sur-Loire, ci-devant lieiitcn:m i^ênèral au bailHoi^e de ce pays, qui a acquis ladite juridiction Jiseigneur de Monimelos.
Dans cette paroisse, il y a deux fiefs, savoir : Brameloup et Arbin. De celiii vie Rrameloup. il y a un dénombrement rendu, le 4 avril i))i, par Ica:Hî \'erand de !a Bessée, écuyers, pour leur maison de Brame- ;vv..;\ avec les près, terres, hois, izarennes, vignes, cens et servis qui en vieiv.'iccn: e: rv^ur leur maison de Vemav, assise à Rogneins avec es, ivTTvS, vii:nc>« >^^is e: pêcheries.
st ;:r^ n\î:son fone et château noble avec sesappar-
2l8 HISTOIRE DU BEAUJOLAIS
jadis doyenné, dépendant de l'abbaye de Cluny, comme font foi les vieux terriers de l'an 1437, et, aujourd'hui, paroisse de la collation du prieur de Mombertou, situé en Dombes, en tant que fermier de Cluny. Le pouillé dit que ce doyenné dépendait de celui de Limans. Le curé 1 un tiers du dîme au canton de Fouillât et des fonds à lui anribués, pour tenir un vicaire à Saint-Cire-de-Chatoux, annexe de ladite paroisse de Vaux. Il y a une prébende de Saint-Maurice qui a trois prébendiers, fondée par les seigneurs de Vaux. La justice appartenant au seigneur dudit lieu, du nom de Guetton, originaire de Tours en Touraine, conseiller au présidial de Lyon. Cette justice leur a été baillée en échange, par les seigneurs de Beaujeu, pour une portion do péage de la Marche, comme appert du second sac du 10* coffre du trésor où il est dit que, l'an 1428, il y eut procès, par-devant le bailli de Mâcon, entre Méraud de Bourg, procureur général de M. le Duc, et noble et puissante dame Éléonore de Grolée, veuve de détunt noble et puissant seigneur, Guillaume, chevalier, seigneur de Tournon et de Vaux en Beaujolais, en qualité de tutrice de leur fils Jean, seigneur de Vaux, touchant les tailles et imposition de la terre de Vaux que les officiers du seigneur de Beaujeu voulaient exiger de ceux de Vaux, que les seigneurs de Vaux soutenant, au contraire, leur appartenir, par la transaction passée, à la fête de Noël de l'an 1 308, entre Guichard de Beaujeu et Milon de Vaux. Sur quoi enquête fur faite, à la rquête dudit sieur de Vaux, avec les articles de sa demande, au second desquels est allégué rechange qui fut fait, en l'an 1308, entre Guichard ^, seigneur de Beaujeu , et Milon , seigneur de Vaux, par lequel échange ledit seigneur de Beaujeu remit audit seigneur de Vaux. la juridiction dudit lieu, en contre-échange de la portion du péage de la Marche, que ledit seigneur de Vaux avait droit de lever j.u pont' de Belleville et fiiut noter que. Tan 1266, autre Milon dt Vaux, doyen de l'église de Lyon, avait acquis par échange portior de ladite justice, que possédait audit lieu Jean de Saint-Sorlin, comme Ton verra au titre dudit échange qui est aux preuves.
Ensuite, Tan 1539 et le 17 février, noble François Richard baiib son dénombrement pour son château de Vaux, avec le bourg château