‹ Mémoires de LouvetChapitre 90 sur 109 · I. L : (ionct. ] : de Gotat de O/.olcs · texte numérisé non relu

I. L : (ionct. ] : de Gotat de O/.olcs

de Villeroys, archidiacre en l'église de Mâcon et curé de Montbrison,

Jean de Dalmas, chanoine des églises de Mâcon et de Vienne, Etienne

de Montgiraud, sacristain de l'église de Beaujeu, Nicolas de Montchal-

vet, chanoine de Mâcon et doyen de Semur en Brionnais, Gilles,

archiprêtre de Bosc, chanoine d'Avallon et dudit Semur en Brionnais

et curé d'Ozoles, et Humbert de Busseuil; les trois autres restant, il

réserva de les nommer en temps et lieu et leur affecta, pour lui et ses

successeurs à l'avenir, les églises paroissiales de Dun-le-Roi, de Saint-

[gny-de-Vers et de Proprières, et encore celle de Saint-Bonnet-

d'Aigueperse, lesquelles deux paroisses de Saint-Bonnet et de Saint-

[gny étaient du patronage de la collation de ladite église de Sainte-

Marie-Magdeleine ; il leur donna encore le dîme de La Visselière, en

la paroisse de Gébules, lequel dîme avait été autrefois du sieur de

Robert de Layer, chanoine de Beaujeu, pour lequel dîme on devait

dire trois messes par semaine, en l'église de l'hôpital Beschard, pour le

salut de son âme, et lequel dîme était lors tenu par le susdit Pierre

d'Autun, prêtre, se réservant toutefois et à ses successeurs l'institution

des curés desdites quatre paroisses : Dun-le-Roy, Saint-Igny, Proprières,

celle de Saint-Bonnet étant unie au doyenné, et des visites que lui ou

ses successeurs et archidiacres et archiprêtres ont le droit de faire en

temps et lieu, et encore la visite de ladite église collégiale, tous lesquels

revenus et dîme seraient divisés entre les chanoines pour égale portion,

pourvu toutefois que l'office ordinaire ne vînt à vaquer dans lesdites

paroisses, de toutes lesquelles prébendes le doyen en aurait une avec

la cure de Saint-Bonnet et tous les revenus d'icelle et, quant à la

collation des autres trois chanoines, affectés sur lesdites trois cures de

Dun, de Saint-Igny et de Proprières, elles appartiendraient à ses

successeurs évèques d'Autun, quand vacance adviendrait, et pour les

autres ce serait au doyen et chapitre dudit Aigueperse d'y pourvoir de

plein droit, et auquel doyen appartiendrait le soin et la correction des

<^hanoines, à la réserve des amendes en cas d'excès qui seraient des

évêques d'Autun, et ne seraient les doyen ni chapitre obligés d'assister

îu synode, si ce n'était qu'ils eussent d'autres paroisses que les quatre

îusdites, si seraient bien les cures, et les doyens y enverraient pour

elle de Saint-Bonnet, et quant à la résidence annuelle des chanoines,

le serait de quarante jours consécutifs, à commencer depuis le

troisième dimanche après Pâques, auquel jour il y aurait chapitre général, et ne seraient tenus qu'à une assistance par jour ou à matines, ou à la grand'messe ou à vêpres, et, quant au doyen, il serait obligé de résider six mois continuels. Le susdit seigneur évêque ordonna sagement, pour fonder des revenus à l'avenir, que chaque chanoine de sa première institution fonderait un anniversaire pour lequel il assignerait vingt soudées de terres en fonds ou donnerait vingt livres viennoises qui seraient converties en l'achat de quelques fonds, qui demeureraient affectés et hypothéqués au chapitre pour cet effet, et que pour les autres chanoines avenir ils fonderaient le double, c'est-à-dire quarante soudéesde terre, de revenu annuel, ou quarante livres viennoises, pour l'acquisition desdits fonds. Il ordonna encore que les fruits de la prébende de la première année de chaque chanoine appartiendraient au chapitre pour les affaires communes de leur communauté, comme aussi les fruits de ceux qui ne feraient point de résidence, et de ceux qui mourraient ab intestat, et que chaque chanoine venant à mourir serait tenu de laisser un lit garni audit hôpital, et, afin que les quatre prêtres et les deux clercs, qui étaient auparavant cette éreaion audit hôpital, ne vinssent à être frustrés de leurs aliments, le susdit seigneur évêque ordonna qu'ils serviraient au chœur pour chanter et que, tant qu'ils vivraient, chacun d'eux aurait, pour son entretien, cinq ànées de blc, savoir trois ânées de seigle, six bichets de froment et deux bichets de légumes et, chaque jour qu'ils assisteraient à matines, deux deniers viennois; à la grand'messe un denier et à vêpres autant, pourvu qu'ils assistassent à toutes ces heures; que s'ils venaient à manqua: une, ils ne recevraient rien de tout cela; au moyen de quoi ils quittèrent tous droits qu'ils avaient à prendre sur ladite maison et hôpital et, avenant le décès des susdits six prêtres et clercs, le doven et chapitre seraient obligés de tournir, en la place d'iceux, six vicaires pour desservi' ladite église. Le reste se verra mieux dans le reste ' de ladite fondation qui sera aux preuves.

Le même jour et an, Louis, seigneur de Beau jeu, dans la seigneurie duquel est ledit bourg d'Aigueperse, voulant coopérer au bon désir au susdit seigneur évêque et augmenter de tout son pouvoir le service de Dieu, voulut gratifier de ses bientaits l'érection de ladite église en

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