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l , . aille en est claire, JVii -m* ti . > content.
tenl < li. u meroil la mi* ra Du pins impol
M lia . quelle espérance, luit vnii .- absence Je conçois d'un t < ■ 1 souvenir!
Qui me pouri i tenir.
Si j.in. au , en Fi ance, Je puis obtenir,
Comme ici, chez vous, sans conséquence*, D'aller et venir (i).
Aussitôt que le duc fut à Paris, il me répondit ce qui suit :
Croyez, cher Couîange , Que tout l'or du Gange L'on donneroit pour vous avoir ; Mais si vous vouiez voir Mettre une e'minence Au trône papal, Bienheureux si vous êtes en France Pour le carnaval.
D'un retour qui traîne, Dieux! en quelle peine Je vois la Vénus de Damas (2)!
Si vous ne venez pas , Adieu Chaiilne et Fresne (3), Lieux remplis d'appas.
Quittez donc le Tibre pour la Sein/*, Sortez d'embarras.
Quoi! toujours verrai-je Le sacré collège En deux factions partage?
Saint Pierre est outragé;
(1) On voit dans les lettres de madame de Sévigné que te vœu de Coulanges fut exaucé. (Lettre I23i.)
(2) La duchesse de INevers, de la maison de Damas.
(3) Le duc de Nevers avoit fait l'acquisition de la terre de Fresne. ( Voye* la lettre 1 178 de madame de Sévigné.)
DE M. I>K CO il \ v G ES. 3 I I
Ce a'esi qu'an manège ;
'1 nui esl <!■ rangé; L'inti ré( m m che avec grand i "i tèg< Dana le saint cl(
Altiéri déclare Qu'il veut l.i tiare, Malgré les Zélans opp \'.ni> le ravoi !><•/., Même avec fanfare ; Mais gens plus rosés Vous Feronl trébucher cel [car* V*ôu9 vous -il » i *
On no voit qu'intrigue,
Tout esl loin be <•! I>ii;;u<" , Chacun lait valoir son parti; Que pour Acciaïoli Coulan^o se liftuc, Ou pour Ginetti, Quant à moi je suis pour Barbarigue, ( )u pour liiionx isi.
Cette réponse fut fort approin ée , et principalement l'endroit qui truitoit des brigues «lu conclave., où effectivement le cardinal Altiéri que nous favorisions laisoit tout de son mieux pour parvenir à la papauté; mais malgré tous nos mouvements en sa Faveur, le cardinal Chigilui fut toujours contraire, quelque avantage qu'il en eût pu tirer; la cabale de- /,
lanti, c'est-à-dire des dévots, n'y voulut jamais consentir (i).
Le conclave cependant se brouilla si bien que nous crûmes qu'il ne finiroit jamais ; nous n'espérâmes plus qu'aux grandes chaleurs, pensant quelles obligeroient les cardinaux de s'accorder et de faire plus de diligence. Je souhaitois fort que le cardinal Conti (2) , d'une naissance distinguée et fort homme de bien , fût élu pape : je lui donnois ma voix par rapport au duc de Poli (3), son neveu, dont les ma-
(1) Les cardinaux nommés par Innocent XI voyant à quel excès le népotisme avoit été porté sous le pontificat 'd'Alexandre VIII , résolurent de ne point coopérer à l'élection avant d'avoir obtenu du sacré collège la réforme de cet abus. Ils portoient Barbarigo, cardinal vertueux, charitable et rempli de simplicité. Ottoboni, qui auroit redouté un pape de mœurs austères, se joignit au cardinal Altiéri qui ambitionnoifla papauté. Le cardinal de Janson crut aussi devoir traverser les menées des Zelanti , pareeque la France avoit tant à se plaindre d'Innocent XI, qu'elle craignoit de voir monter dans la chaire de Saint Pierre un pape qui fût dirigé par les mêmes maximes. D'un autre côté , ce cardinal devoit sa nomination au pape Alexandre VIII , et par reconnoissance il se joignit à Ottoboni, et porta Altiéri. ( Voyez Y Histoire des conclaves.)
(2) Le cardinal Conti étoit d'une famille romaine très ancienne , qui avoit la prétention de compter Jules César au nombre de ses aïeux. Il ne quittoit son évéehé d'Ancône que pour venir au conclave.
(3) Joseph-Lothaire Conti, duc de Poli et do Gui Li-
DE M. DI COfJL ANGES. '• i S
■ières me plaisoient fort , mais plus encore
par rapport a la duchesse d f</it<i-Sfuirla(i) sa
nièce, que je Toyois assea BouTeut, et qui recevoit agréablement mes \ îsites. Mais c'étoit précisément cette nièce et ce neveu qui Lui donnotent l'exclusion : on vouloit un pape qui
n'en eut point. Cependant \r < rus qu'il étoit
bon de faire savoir au moins mes bonnes itil entions ; c'est ainsi que je les déclarai au cardinal de Bouillon :
Que pai i oih l.i maison Conti
Ait un dixième pape ( ■») ; Faites-nous le duc de Poli,
Neveu de pied en cape.
Qu'Aqua-Sparta, de son côte.
Soit la plus riche nièce.
Remettez-nous la papauté
Dana l'ancienne noblesse.
Ma Faction, quoique soutenue de mes chansons, ne réussit point. Enlîn, après cinq mois
ftnole , marie en 1677 avec Lucrèce Colonne. Michel- Inçe Conti, frère de Lothaire, fait cardinal en '"•'", fut porte au souverain pontifical le S mai i~:>\ , ~<.u- I nom d'Innocent Xlll. Il y a eu plusieurs papes <i<' cette maison.
(1) Hiacinthe GoMi, femme de Joseph Ceci, duc à'AquaSparta.
(2) Suivant VAri de vérifier la </<;/<<, il ntauroii é*t< que le huitième