I. ET TRI
sachant bien l'amitié qu'ils ont pour moi , chacun en leur espèce. Adieu, M. dllérigoyen; je me lie à vos soins; sans cela je serai mal.
M. de Rabutin-Chantal.
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De la même au même.
Paris , ce 20 août 1687.
Mon fils me mande que ce marchand s'est désisté et que nous pourrons toucher notre rachat, j'en serai fort aise, cela me fera une bonne subsistance pour réparer les 1000 francs que j'ai mangés de vous par avance , et joindre ces i4oo avec vos 1000 francs de reste. Vous ferez venir cette petite voiture (1) dans son temps. J'ai l'esprit en repos, quand je pense que vous faites nos réparations , et que vous prenez soin de notre terre et de nos affaires.
Mon fils me demande encore de vous prier
(1) Une petile lettre de change. Plaisanterie empruntée «le la célébrité des lettres que Voiture écrivoit. Il y en a déjà un exemple dans les lettres de madame de Sévigné, {Voyez la lettre 18.)
DK M ADAM E DE SÉVIGKÉ. /j 5 'A
de vous informer du secrétaire de M. le séné-
chal de Nantes, ou bien du ;;r«-l lier , s'il n'est pas vrai que La Jarie ail obtenu une sentence contre ses parties, qui étoit un renvoi «le la cour au siêjje de Nantes, pour adjuger certaine
somme prétendue par La Jarie, dont son procureur et lui ont dit qu'il lui étoit adjugé juOO francs, dont les parties sont appelantes à la cour; et s'il n'est pas vrai que La Jarie a fait taxer les dépens de ce renvoi. Si cela est vrai, il faut l'obligera nous attourner (i) ces prétentions; et si cela est faux ou qu'il le refuse, il faut saisir tous ses biens , comme nous en sommes convenus ; et peut-être en viendrons-nous à le mettre en prison, selon que nous verrons qu'il se conduira, car c'est la dernière extrémité. Voilà les avis qu'on me donne; vous en profiterez comme vous le jugerez à propos. Vous êtes sur les lieux et démêlerez bientôt la vérité. Quand vous aurez l'ait toutes nos dépenses, vous m'enverrez Je compte des 4 1 00 francs de Tannée 1 686 de La Jarie, à votre loisir. Adieu, M. d'Iléripoyen; on ne sait point encore où seront les états.
M. de Rabutin-Ciiamal,
(i) Céder, donner en paiement , transporter.
FI> DLa LLIlULà BIÉDITE8 DE MADAME DE SLYIO'L.