CRISE MINISTÉRIELLE
Quelques personnes pensèrent que l'adresse de la Chambre des députés, dont M. de Galot, homme éloquent et dévoué, avait élé le principal auteur, était la cause de la chute du ministère.
En effel, à l'occasion de la discussion de cette adresse, une vive opposition avait éclaté contrôles dépositaires du pouvoir.
L'adresse contenait cette phrase : « Nous nous féli- « citions, Sire, de vos relations constamment amicales « avec les puissances étrangères, dans la juste con- « fiance qu'une paix si précieuse n'est point achetée « par des sacrifices incompatibles avec l'honneur de « la nation et la dignité de la couronne. »
Cette phrase avait blessé le ministère, et surtout le roi. Quand M. Ravez, président de la Chambre, s'était présenté devant lui, il lui avait dit : « Je connais l'ace dresse que vous me présentez J'aime à croire
« que la plupart de ceux qui ont voté cette adresse, « n'en ont pas pesé toutes les expressions. S'ils avaient « eu le temps de les apprécier , ils n'eussent pas « souffert une supposition que, comme roi, je ne « dois pas caractériser; et que, comme père, je ne « dois pas oublier. »
Ainsi, les personnes qui attribuaient le renvoi du ministère à l'adresse de la Chambre, connaissaient bien peu le fond des choses. Loin d'être un moyen, cette adresse, je le répète, avait déplu àLouisXVlll à un tel point, que la faction révolutionnaire s'était
j'écrivais une lettre de quatre, sis ou huit pages à madame du Cayla. Je lui fournissais des matériaux; mais je ne vovais ni les lettres qu'elle écrivait au Roi, ni celles qu'elle en recevait. Le Roi lui avait fait jurer de ne les montrer à qui que ce soit.