CHAPITRE VIII
Une nouvelle conspiration vient d'èlre découvierte à Paris. Une association s'y était formée sous le titre de Y Association des patriotes de 1 816. Depuis quelque temps, le parti patriote conspirait ouvertement; on s'expliquait publiquement dans les salons de MM. de la Fayette et d'Argenson. M. Manuel était l'agent le plus actif du parti. La police était instruite de ces réunions et elle les laissait faire.
Le gouvernement se décida à sévir lorsque d'obscurs ouvriers, gens d'action, poussés par la misère, se furent résolus à mettre en pratique les théories de leurs meneurs. De cette manière on pouvait faire un exemple, sans se brouiller avec les gros bonnets du parti.
Un pauvre diable nommé Pleignier, corroyeur de profession, dont l'atelier était situé rue Saint-Sauveur, s'était donné pour chef de l'Association des patriotes.