‹ Mémoires de M. DupinChapitre 1 sur 113 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

J'ai entrepris d'écrire ce second volume avec moins d'empressement que pour le premier. La vie politique m'a toujours moins convenu que la vie judiciaire : — C'est à demi, et comme à regret, que je m'y 9ui» laissé engager : — et pourtant, la politique a fini, mionpar m^absorber en entier, du moin» par prendre la plus grande et la meilleure partie de mon temps ; — trou»blant mon repos, et m'entraînant , par degrés, à des agitations incessantes , à dés soucis fatigants: et à un genre de vie qui répugnait à mes goûts, à» mes habitudes studieuses, à la vie plus libre et plusbem^euse du Palais, de la Bibliothèque et du Cabinet.

J'avais repris ce travail au mois de mars 1^55», airec la perspective de le continuer a Raffigny^, daaiS' mon Morvan , au sein d'un loisir embelli par cette' femme si parfaite qui, depuis quarante-si^ ans, partageait mes destinées! Ses souvenirs eu^enti oom*

piété les miens; elle m'eût aidé de ^s- conseils I;.... — Et bientôt,, hélas I dès^ les premiers jours^ de juillet, j'ai eu la douleur de la voir atteinte par- une' malfadie: cruelle qui, pendant plus de quatre mois, a' ^é pour

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