VIII PROLOGUE
par-dessus tout^ un parti ardent poussera lït guerre, en proposant de violer tous les traités; ce qui eût, à Tinstànt même,, ressuscité de nouveau la ligue dé tous les gouvernements coalisés contre nrous en 1815, sans espoir pjour nous de trouver aucwfi allié.
Enfin , à l'intérieur, et pour surcroît de difficulté , une presse violente, injurieuse et dévergondée, se déchaîne en face d'une presse plus; modérée, mais timide, et trop faible pour contenir sa rivale et protéger le pouvoir. — Sur tous les points , on voit les claBs se rouvrir et effrayer la France, autant par les souvenirs d'un passé sanglant , que par l'appréhension d'un avenir semblable. — Ces assanblées irrégulières et pw^sôonnées sont appuyées par les; sociétés secrètes, ou se teament et se préméditent les complots et les attentats : — les émeutes éclatent dans les ciléis ; — et , jusque dans le sein du Parlement, on entend des orateurs véhéments dont, les discours factieux répondent aux pas^ sÂons du dehors et leur prêtent un point d'appui : — telle fut à son origine la position du gouvernement de Juillet
V. C'est contre tous ces obstacles réunis qu'il a fallu lutter : et ce n'est cpi'au prix d'effort& inouïs qu'on est parvenu à en détourner ou en surmonter le péril. Gbmto y & coMTaiBUÉ : — le Roi, par son habileté et son courage personnel ; — quelques-uns de ses Ministres, par leur dévouement ; — les Orateurs amis des Ibis et de la liberté, par leur fermeté à combattre et à dé*mi^uer les doctrines et les projets des factieux ; — bu msgorité des Chambres, en les soutenant par ses votesj — la Garde nationale et l'Armée, parle courage qu^elles»