PROLOGUE. vri
Presse, dans les Elections, dans la Chambre élue, dans le Ministère lui-même (car M. de Martignac et ses collè-^ gués voulaient certainement le régime constitutionnel).
IL Mais les manœuvres perfides du parli ultra, la maladresse endémique de Topposition, le mauvais vouloir de la Cour, amènent le renversement de ce ministère; — et dans cette seconde phase, l'avènement de M. de Polignac, comme premier ministre, fait pressentir quelque grande perturbation.
III. L 'Adresse dite des 221 avait signalé le danger; — la Proclamation de Charles X, au moment des élec* lions, laissait entrevoir un coup d'Etat; — les Ordonnances de juillet, soutenues par l'emploi des armes, firent éclater une révolution ; — et dans le court espace de trois journées, on vit la Constitution violée par le Roi, et le Roi détrôné par le Peuple.
IV. Mais à peine le nouveau gouvernement est-il installé, que les partis vaincus conjurent sa ruine : — les opinions, naguère les plus opposées, se rallient pour concourir au même but. — Le gouvernement n'a pas seulement à repousser les attaques de ses ennemis ; il est obligé de se défendre contre les entraînements et les suggestions de ses propres amis. — Pendant que les uns réclament à grands cris des institutions républicaines qui eussent dénaturé et absorbé la monarchie; — d'autres demandent, au nom des masses populaires, la tête des ministres de Charles X, dont le supplice eût souillé et déshonoré la révolution qui venait de s'accomplir. — On sollicite, on presse le gouvernement du roi d'appuyer les insurrections qui éclatent ou se préparent chez les autres peuples : — ei.