QUELQUES FAITS RÉTROSPECTIFS
J'ai dit très-sommairement, dans le premier volume, comment je fus conduit en 1815 dans la Chambre des Représentants par une élection à laquelle je n'avais pas dû m'attendre, mais qui, dans le danger de la patrie , m'imposait le devoir d'accepter.
C'était, dans le langage de ma profession, «une cause » de plus à défendre, la cause du pays. » — Cela d'ailleurs dura peu.
Agé seulement de trente-deux ans , sans expérience politique , je n'étais pas appelé à jouer un grand rôle dans cette législature. Étranger à toutes les coteries , mais comptant pour amis dans cette Assemblée, parmi mes doyens d'âge, MM. Lanjuinais, Roy, Benjamin II. ' ^