Ibid., p
un génie trop fort et trop abondant (ce génie trop fort et trop abondant, c'étoit lui, et je crois que M. Le Brun étoit le génie trop foible et qu'il dit ce bon mot au sujet du silence qu'il gardoit sur les ouvrages de M. Le Brun)1;
Qu'il falloit que les écoliers apprissent à dessiner les draperies sur les bas-reliefs (c'est ordinairement ce qu'il y a de moins bon dans les bas-reliefs antiques, selon moi)2 ;
Qu'il ne faut point de fleurs aux bordures des tapisseries, ni d'or bruni aux bordures des tableaux, parce qu'ils brillent trop, ni d'ornements aux niches des figures, parce que ces figures en sont elles-mêmes l'ornement3;
Que Raphaël commençoit à peindre comme le Titien quand il mourut, c'est-à-dire à faire des reflets, comme on le voit au portrait de Léon X4 ;
Che le fabriche sono i ritratti del' animo dei principi* ;
Que le Tudesco peintre étoit tout un autre homme poulies desseins d'argenterie que M. Le Brun6.
« Je doute, disoit-il, que le Roi se connoisse encore aux belles choses ; il faudroit pour cela qu'il eût vu quelque morceau d'architecture7. Maintenant qu'il a vu de la sculpture (il entendoit parler de son buste), il pourroit mieux en juger que de l'architecture. » Il dit à M. Le Brun qu'il falloit toujours faire les jambes plus longues que courtes (il avoit raison et c'étoit le défaut de M. Le Brun) ;
i. Chantelou, Journal, p. i55.
1, Ibid., p. i56.