‹ Mémoires de ma vieChapitre 11 sur 44 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Il dit que les médailles1 qui avoient le moins de relief étoient des meilleurs maîtres ;

Qu'il y avoit à Rome un bouclier de quatre à cinq pieds de haut qui ne pèse que deux livres, qui est cependant à répreuve du mousquet. Il est de trois peaux de poissons lune sur l'autre.

Il dit qu'il y a des manèges en Italie qui ont des descentes et des montées pour y accoutumer les chevaux.

Il disoit à M. le nonce que c'étoit Dieu qui l'inspiroit en faisant le dessein du Louvre 2;

Que Michel-Ange n'avoit fait en sa vie que neuf ou dix figures, quoiqu'il ait vécu quatre-vingt-douze ans3;

Qu'Annibal Carache, pressé de dire son sentiment sur les figures de Michel-Ange, dit qu'il faudroit avoir vu les corps des hommes du temps de Michel-Ange4;

Qu'il avoit un grand ennemi à Paris, qui étoitla grande opinion que l'on avoit de lui : il concetto che trovo di me ;

Qu'il falloit mesurer l'eau avec une horloge5.

Il dit à M. Colbert, qui louoit son dessein, qu'il n'en étoit pas l'auteur, mais que c'étoit Dieu6;

Que Paul III dit un jour : « Quand j'ai refusé lagrâce du criminel, mon jugement étoit là (en montrant son front) ; et quand je l'ai accordée à ses sœurs, il étoit ici » (en mettant la main sur son cœur)7.

Il dit qu'on ne pouvoit emplir une fiole à une grosse fontaine, et qu'un foible génie ne pouvoit profiter avec

i. Cette remarque et les deux suivantes bi* trouvent p. a35.

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