Ce buste est à Versailles dans la salle de Vénus
2. Jean Varin, le célèbre graveur en médailles, sculpteur, contrôleur général et graveur général des monnaies de France, né à Liège en i6o4> mort à Paris le 22 août 1672.
3. Ils se nommaient Pietro Fassi, Jacomo Patriarca, Bellardino Rossi et
Ions ici des maçons, prétendant que nous n'entendions rien à bâtir.
Manière de bâtir des Italiens, — Il vouloit qu'on observât deux choses, qu'il est bon de pratiquer en Italie, où Ton se sert de possolane au lieu de sable, mais qui ne valent rien en ce pays : la première, d'employer le moi- Ion dans les fondations sans le dresser un peu avec le marteau et le poser par assises, mais comme il se présente, tout biscornu et sans aucun arrangement, parce, disoit-il, qu'étant jette à lavanture, il faisoit une meilleure liaison avec le mortier, et un corps plus solide. Et la seconde étoit de mouiller le moilon en le mettant en œuvre. Nos entrepreneurs soutenoient vigoureusement le contraire, en sorte qu'il fut résolu^ qu'on feroit un essai des deux constructions dans une place du palais Mazarin.
Deux essais de mur et de voûte ^ Vun par les Italiens, Vautre par les Français. — Les murateurs bâtirent à leur manière deux murs de cinq à six pieds de haut, sur lesquels ils construisirent une voûte de la même construction que les murs, c'est-à-dire de moilons posés à l'avanture ; nos entrepreneurs élevèrent des murs de la même hauteur, et firent au-dessus une voûte de la même forme et figure que celle des Italiens, avec les mêmes matériaux, mais employés en la manière qu'on le pratique en France.
Celui des Italiens tomba au premier dégel et celui des I^rançais demeura ferme et en son entier. — Il est vrai que l'hiver ayant passé sur ces deux édifices, la voûte des Italiens tomba d'elle-même au premier dégel, et que celle de nos entrepreneurs demeura ferme et
arrivèrent le i6 septembre i665. Fassi avait déjà travaillé en France (Chantelou, Journal, p. 164).