‹ Mémoires de MalouetChapitre 2 sur 47 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

E. PLON ET C'S IMPBIMEDRS-ÉDITBUBS

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DE

l'assemblée.

Nous arrivâmes dans cette anxiété aux horribles journées des 5 et 6 octobre \ trop connues dans tous leurs détails pour qu'on les rappelle ici. Quel en était le chef, Tordonnateur? Je dirai encore que c'était un premier venu parmi les coupe-tétes de ce temps-là. Le duc d'Orléans a mérité d'être accusé de les avoir dirigées. J'ai eu connaissance des pièces principales du procès; j'ai vu des probabilités; je n'ai rien vu de positif; mais je sais que plusieurs des libelles publiés alors contre la reine étaient payés par les agents du duc d'Orléans. Il n'est pas douteux que ce prince n'ait cherché à transmettre au peuple ses ressentiments contre la reine et qu'il n'eût des émissaires dans cette populace furieuse qui inonda Versailles ; mais la première idée du déplacement de l'Assemblée lui était étrangère. Ceux

^ Le 6 octobre , à six heures du matin , les bandes arrivées la veille de Paris, et précédées des femmes conduites par Maillard, envahirent Versailles et pénétrèrent jusqu'aux appartements de la reine, qui ne dut la vie qu*au dévouement de deux gardes du corps, MM. du Repaire et Miomandre de Sainte- Marie. On trouvera dans la Procédure criminelle instruite au ChAtelet, Paris, i790, 2 vol. in-8o, la déposition de Malouet, Documents, t. II.

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