L'occapalion de Grasse est du 26 juillet
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pimgce; quoy que ce soit, il se relira dont il estoit fMiiy, MHS dresser escarrocoolies ne combat. Par autre ooeté marchèrent quelques geos de pied espagnols devers Antibe*, lesquels furent bien vivement chargei de deux bandes de légionnaires du pals, mais la teoue ne fut pas comme la charge, ains furent lendits légionnaires repoussez de l'arquebuserie espagnolle, laissans leurs capitaines en gros danger, lesquels toutesfois s*en retirèrent très honoesteroent en combattant tousjours et soustenant Tennemy, tant qu'ils se rendirent en lieu de seureté.
Guast faict par les nostre* en Provence. — Cècy estoit advenu le jour précédant que lesdits seigneurs Colonne et Bonneval arrivassent à Grasse, lesquels ayant trouvé (comme j*ay dit) la ville n*estre tenable, délibérèrent que l'un iroit vers le Hoy en faire le raport, qui fut le seigneur Stephe Colonne, et ledit Bonneval exeoiteroil sa charge de faire le guast. Lequel feit emporter et amener hors tout ce que porter et amener se pouvoit, au demourant mettre le feu, et rompre les murs de la ville par cinq ou six endroits, chacune brèche de trente ou quarante pas. Et cependant que ces choses s*exeaitoieot, il envoya vers Antibe trente cl^vaux pour avoir nouvelles des ennemis, lesquels amenèrent trois prisonniers, qui rapportèrent comment la trouppe estoit fort crue depuis le soir précédant et asseurerent la descente estre de cinq à six mille hommes. Parquoy ledit Bonneval, voyant la chose
1. Antibes, cuit, de l'an*, de Grasse (Alpes- Maritimes). Sor la prise de cette ville, Toir la Meygra entreprisa catoUqui imptratoris, par Ant. Areiu, éd. N. Bonafous, p. 24-25.
448 MÉMOIRES DE GUILLAUME DU BILLAT. [JuilL fSS6
requérir diligence, depescba les capitaines Molans, avec les gens qu*il avoit de la compagnie du comte de Tende, et deux mille hommes de pied pour aller, le chemin de France, rompre tous les fours et moulins, brusler les bleds et fourrages et defonser les vins de tous ceux qui n'avoient faict diligence de les retirer es places fortes, aussi gasler les puys, jettant des bleds dedans afin de corrompre les eaues*. Luy s'en alb droict à Calien', appartenant au sieur du Mas, qui commença le premier à rompre ses moulins et brusler ses granges et bleds; et à Calaz^ en fist autant le seigneur du lieu. De là il vint à Draguignan avecques sa trouppe, duquel lieu il envoya messire GrongneC, sire de Vasscy, avec quarante ou cinquante hommes d^armes de la compagnie du sire de Montejean, dont il estoit lieutenant, pour soustenir et renforcer le capitaine Molans. Et par le costé de la montagne devers
i. Sur le « gMt B, Toir U Meygra entrtpritay p. 2S^ :
« Tune ibi bnilantes gasUrunt blada, farinas,
Bladi garberias, omnia fenna bona; Et paleas omnes, sivitas atque cremanint,
Cum quibus ingrayssat pallafrineru» e<{nos. Per terras tune duleia vina gitabant,
Et earsaladas, fromagiosque bonos...
Atque fracassarunt furnos et euncta molina.
Restât et in payso tonc mola nuUa vinins ; C^>ranimqae grèges et euncta armenta reeampant... Poreos et raccas foyrosas ante rebalhant
Ad dominos nunquam restituendo suos.
Non penses ullos layssarent rétro cavalhos,
Bestia per patriam rara relicta fait... »