‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay; (volume 2)Chapitre 32 sur 94 · Tonnre», arr. de Brignolet (Var · texte numérisé non relu

Tonnre», arr. de Brignolet (Var

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ledit de Bonneval pour prendre soi) vin. Là fut encore* parlé de oeste entreprise, et déclara le sire de Monte- Jean que, pour ce jour, il ne passeroit outre, car au lendeniaio il cstoit delit>eré d'aller donner quelque alarme aux ennemis, priant ledit Bonneval qu'il luy prcstast quelques gens des siens, pour ce que desja ils avoient cogiioissance du païs, ce que finablement il luy accorda, voyant qu'il ne le pou voit desloumer de son opinion, et luy laissa un homme d'armes et douze archers des siens, le recommandant à Dieu, qui luy donnast grâce de bien faire, et ce faict il acconsuivit la trouppe, marchant à S. Maximin. Au lendemain, de grand matin, le sieur de Boisy vint tout armé, avec XXV hommes d'armes des siens fort bien en ordre, trouver les seigneurs comte de Tende et de Bonneval, pour prendre congé d'eux, et s'en aller à Tourbes, ainsi qu'il avoit promis au sire de Montcjean. Moult se travailla ledit de Bonneval, non seulement à divertir le sieur de Boisy de ceste entreprise, mais à luy persuader aussi qu'il en destournast les autres : luy remonstrant que s'il leur advenoit inconvénient, le bruit nous en seroit de tant plus desavantageux, que tous deux estoient chevaliers de l'ordre et l'un premier gentilhomme de la chambre et des plus privez de la personne du Roy, l'autre aussi de la chambre, capitaine de cent hommes d'armes et gênerai de tous les gens de pied françois. Mais le sieur de Boisy, pour ce que desja il avoit promis sa foy au sire de Montejean d'esire son compagnon en ladilte entreprise, ne voulut faillir d'aller à Tourbes. Bien dist que s'il estoit encores à la promettre, il ne la prometlroit, et qu'il s'employeroit arrivé qu'il seroit vers luy à

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l'en destourner autant qu'il luy seroit possible, et à tant print congé d*ioeux et dressa son cbeniio à Tourt)es.

A Sainct Maximin demourerent les dessusdits comte de Tende et Bonneval, lesquels envoyèrent le capitaine Claude du costé de Marceille, pour exécuter te deguast. Du coslé de la montagne feirent marcher la trouppe de gens de cheval et de pied du seigneur Jean Paule de Gère, laquelle ils feirent venir de Ba^geaux^ où elle avoit auparavant esté envoyée, et la (ist on venir tousjours à main droicte sur le chemin dudit Bargeaux à Aix, laissant Marceille à gauche. Au lendemain, ils eurent nouvelles de la prinse des sires de Montejean et de Boisy, de laquelle nous parlerons par cy après. Et sur ceste nouvelle ils depescherent vingt chevaux pour aller jusques à Tourbes entendre la vérité de oest affaire. Ceux rencontrèrent et amenèrent un homme d'arme du sieur de Boisy, nommé le Bourguignon, qui asseura d'avoir esté à la deffailte et les avoir veu prendre et ramener à Brignolles. La nuid estoit arrivé messire Jean, sire de ta Jaitte', Tuo des lieutenans du sire de Montejean, lequel desiroit fort qu'on allast droict audit lieu de Brignolles essayer à recouvrer les prisonniers; mais les dessusdis comte de Tende et Bonneval adviserent qu'ils n'avoient que cinq enseignes ou guidons et assez mal accompagnez, et que de gens de pied ils n'avoient qu'environ de trois mille hommes au plus, qui n'esloit suffisante trouppe pour aller forcer dix huict cens chevaux et

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