Gille* de U Pommeraie fut dépêche le 13 octobre [Cota
3?4 MÉMOIRES DE MAKTIN Dt' BELLAY. (Ott. 1896
ledit roy d'Angleterre, lequel y estant arrivé et gratieusement recueilly, luy exposa sa charge sur les trois poincts dessusdits. Quant au premier, il le dissuada tellement quellement, mais non du tout entièrement de Topinion qu'on luy en avoit imprimée. Quant au second, incontinant qu'il ouist mentionner de oe mariage d'Escosse, il s'en troubla de telle sorte que, de quatre jours après, il ne voulut reparler audit Pommeraye, de peur (ainsi qu'il luy feit dire et remons- Irer) de se collerer trop fort contre luy, et ce pendant feit reciter audit Pommeraye par les principaux de son Conseil ses doléances et causes de malconteotement sur cest article; en somme n'y eut jamais moyen audit Pommeraye de rapaiser ledit roy d'Angleterre, parquoy fut contrainct de se retirer aaot faire grand exploit.
Ayant le Roy sur le chemin d'Avignon à Lion faict laditte depesche, depescha pareillement monseigneur le duc de Touteville, comte de Sainct Paul, aveoques le regiroen du comte Guillaume de Fuslemberg et quelque autre nombre, tant de gens de pied que de cavallerie, pour aller mettre en son obéissance le païs de la Tarantaise en Savoye, lequel s'estoit révolté peu de temps auparavant*; lequel comte de Sainct Paul le remist en l'obéissance du Roy, et pour punition donna à butiner aux lansquenets toute laditte vallée,
logue de$ aete$, t. III, n* 8670). Cf. Gajrango», op. cit., t. V, II, p. 282.
1. En TarenUise, les habitants réToltés et secourut par If s troupes du duc de Savoie avaient (en mai) repoussé les Français, et le sieur de Montbel, fait prisonnier, avait été ooadait à Coni et décapité (fin juin, début de juillet). Voir A. Segrt, Storia doeumentata ^ p. 137-138.
Août 1536) BUrritME UVRg. IB
et mumc la ville de Cooflaos*. Ainsi doncques donnant ordre à tous affaires, arriva le Roy à Lion, auquel lieu il pourveut avec son Conseil à toutes chotet oeoe»- MÎres, tant deçà que delà les monts, chose que je bwteray àreeiter, pour retourner aux affaires de Piemont, que j*ay pieça eotrelaissei. Devers luy estoient arrivez un peu avant le partement de son camp d'Avignon, et mesme avant qu'il partist pour aller à Marct*ille, les seigneurs d'Annebault et Gesar Fregoxe, par lesquels il avoit entendu au long tout ce qui s'estoit exécuté ou entreprins audit pals de Piémont, et autres endroits d'Italie, durant le temps que les choses estoient conduites ainsi que je les ay racontées, tant ta Provence et Languedoc, conune en Champagne et Picardie.
Assemblée faicte à la Mirandole. — Dès environ la mi juillet, sur le temps que partit monseigneur le grand maistre pour aller en Avignon, Gaucher Dinteville, seigneur de Vanlay, fut depesché par le Roy pour aller en Italie, pour faire levée de dix à douze mille hommes de pied, et jusques au nomhre de six cens chevaux légers. £t parce qu'à la Mirandole il trouva grande partie des capitaines de la première levée, que j'ay dit par cy devant avoir esté faicte avecques les principaux de leurs bandes, laditte levée fut iaicte en (|uinze jours et se feit Tamas audit lieu de la Mirandole à la barbe de trois mille lansquenets et sept cens chevaux allemans nouvellement venuz à Trente et qui s'estoient logez à CazaI Majour*, vis à vis de laditte Mirandole, ayans toutesfois le Pau entre