Le mariage eut lieu le 1" janrier 1537. VoirTeulet, Rela
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adveKy comme les eoDemis ayaos renforcé leurs gar? nisoos en la frontière de Picardie, commeoçoieot à faire quelques légères enlreprinses. El entre autres sçachans que les chevaux légers du vidame d'AmieosS estans en garnison à Dourlens, avoient dressé uoe entrepriose pour piller Avenues le Comte', trois lieues près d^Arras, lesdits ennemis s*estoient embusquez dedans ledit village et à l'arrivée desdits chevaux légers les avoient desfaicts, non sans souspeçon d'avoir esté vendus par leurs guides. Le Roy adverty de ce envoya audit Dourlens le capitaine Martin du Bellay avecques deux cens chevaux légers estans sous sa charge, et peu de temps après y envoya le capitaine George Capussement^, albanois, aussi capitaine de deux cens chevaux; et à Vervin la bande du comte de Marie, Bis aisné du duc de Vendosmois, de cinquante hommes d*armes; à Sainct Quentin, les cent hommes d*armes dudit duc de Vendosme ; et cousequemment renforça toutes les autres garnisons de la frontière, lesquelles garnisons continuèrent tout Thyver en guerre guerroyable, sans faire grandes ny mémorables choses, à cause des glaces et excessives
lions politiques de la France et de t Espagne ave C Ecosse am XVI* siècle, l. I, p. 106-108; Cronique dit roy PNun^s premier, p. 201-205.
1. Antoine d'Ailly, Tidame d'Amiens, capitth» ii» êmË caaH chevau-légers.
2. Avesnes-Ie-Comte, cant. de l'arr. de Saint-Pol (Pa*-de- Calais).
3. Georges Capucimsnt on Capussymant avait d'abord senri dans l'armée de (Iharles-Quint. Fait prisonnier en 1536, il passa au service de la France et reçut ses lettres de naturalité en mai 1537 {Catalogue des actes, t. III, n* 8979).
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neiges qui durèrent tout Thyrer, ne pouvans atter les gens de cheval en pais.
PomnmUê contre VEmf0Nm en justice. — Conr fêeâiùm des Poli Bai de C Empereur tenuz de la eoufMUM. — Ceftte fut la provision qui soudainement fut mise pour la Picardie; mais cependant s'en dressoit une autre plus grande de force et d'entreprise, car le Roy assembla en sa bonne ville de Paris, au palais où •e tieot sa cour de Parlement, les pairs de France et les princes de son sang et quarante ou cinquante eveaqoes et sa oour de Parlement dudit lieu et plusieurs autres gros personnages de tous estats^. Devant ceste assistance, le Roy présent. Monsieur Gappel*, advocat du Roy, print la parole et remonstra les grandes et apparentes rebellions et felonnies que l'Empereur, comte de Flandres, Artois et Charolois et détenteur de plusieurs autres pais mouvans et tenus de la couronne de France, avoit commises et perpétrées à rencontre du Roy son prince naturel et souverain seigneur, sur ce concluant et requérant iceux oomtez de Flandres, Artois et Charollois et autres pals mouvans de la couronne, estre déclarez par arrests commis et confisquez, adjugez et reunis à la couronne.
La requeste ouve dudit advocat du Roy, eue sur icelle meure délibération, fut dit et prononcé qu'on envoiroitaux frontières, es lieux de seur accès, adjour» ner à son de trompe ledit seigneur Empereur, à ce qu'il eust à envoyer tel ou tels qu'il luy plairoit, iasr truits des mérites de sa cause, pour alléguer ce que
i. Sur le Ut de justice dn 15 janrier 1537, voir Ribier, Lettrée et Mémoires éTExtat^ t. I, p. 1-23.