Jacques Cappel, aTocat dn roi au Parlement de Paris
348 1IÉM0IU8 DK MARTIN DU BBLLAY. [Janv. 1537
bon leur sembleroit à Tencoatre de laditte demande des advocat et procureur du Roy et tout ce qu*ils auroient à dire, et cependant ausdits advocat et procureur ne seroient leurs fins et conclusions admises; ausquels personnages que ledit Empereur voudroit envoyer seroit donné bon et seur saufconduict de venir et de s'en retourner franchement. Les adjoumement bien et deuement faicts par un héraut d'armes du Roy et n*y comparans aucuns de la part dudict seigneur Empereur, fut la demande desdits advocat et procu^ reur interinée, selon sa forme et teneur, et délibéra le Roy d'assembler au premier temps opportun une bonne et puissante armée pour exécuter cest airest en tout ou en partie.
Avitaillemenê de Terouenne. — Les ennemis, au lieu d'envoyer à Paris alléguer leurs raisons, faisoyent leur compte d'entrer es païs du Roy; et advertis que Terouenne estoit très mal fournie de vins et que de gens de guerre y avoit assez peu, par ce que puis nagueres la compagnie de cinquante hommes d'annet du seigneur de Bernieulles*, frère puisné du seigneur de Crequy, gouverneur de la ville de Terouenne, revevant de courir après avoir pillé le val de Gassel, attendue sur sa retraitte près de Terouenne, avoit esté deffaitte, s'estoient lesdits ennemis assemblez à Aire, Betune et Sainct Orner, et faisoit le comte du Reux grande diligence pour surprendre laditte ville avant qu'on y meist renfort d'hommes. Parquoy le Roy ordonna que le capitaine Martin du Bellay avecques sa bande, estant lors à Dorlens, s'iroit mettre dedans b
1. Philippe de O^quy, tiear de Rernieulies, gouveriMHir et capitaine de Tbérouanne.
Févr. 1537] HCITIÉMI UVM. S4f
ville de Terouenoe; lequel du Bellay y entra le premier Jour de lévrier sans dommage, encores que les enoemit emaent sept ou huid oeotobevaulx sur le paa» sage, mait le vcrgûs et la tourmente fut si grande et la nuict ai obaoore que Tennemy n'eut moyen de luy nuire. Et environ quaresmeprenant ensuivant y entra BeiMiC aveoques pareille charge de deux cens chevaux, et tout le demeurant de Tyver jusques vers la mi quacontinuana la guerre guerroyable entre les garvoisines, tousjours à Tavantage de ceux de Terouenne, et tous les jours y avoit escarmouches ou de eeax de Terouenne devant les portes des ennemis ou des ennemis devant les portes de Terouenne ; et y veint pour veoir la guerre la plus part de la jeunesse qui estoit près la personne de monseigneur le Dauphin, comme le seigneur de Sainct André S le seigneur de Dampierre*, le seigneur Dandoyn^, le seigneur de Decars^ et le seigneur de la Noue*, lesquels n'y furent sans avoir chacun jour du passetemps.
Environ la mi quaresme, le Roy depescha le seigneur d*Annebault, capitaine gênerai des chevaux légers, accompagné des seigneurs de Tais, du seigneur
i. Jacques d'Albon, sieur de Saint-André, né en mars 1513, écujer tranchant des enfants de France (1532), gentilhomme de la maison du Dauphin, fut assassiné à la bataille de Dreux (1562). Voir L. Romier, Jacques d'Album de Saint-André, 1909.
2. Claude de dermont, sieur de Montoison et de Dampierre, gentilhomme de la chambre du Dauphin.