Jean d'Andoins, baron d'Andoiiu
K. Jacques des Cars, gentilhomme de la chambre du Dauphin, sénéchal de Périgord.
5. Fraa^MS de la Noue, sieur de la Noue, mort en 1537; c'est le pte« de François de la Noue, surnommé Bras de fer.
tSO MÉMOIUS OB MARTIN DU BBLLAT. [Mar* 1511
de Termes et du seigneur d*Au8Suo\ françois ; des mh gtieurs More de Novate, de Francisque Bernardin de Vieilniercat', italiens; de Georges Capussement et Theode Mânes ^, albanois« ayant chacun deux cens chevaux légers ; du seigneur du Bies, seneschal et gouverneur de Boulongne, et du seigneur de Crequj, lieutenant du Roy à Montereul, avecques leurs bandes chacun de cinquante hommes d'armes pour aller mettre vivres en laditte ville de Terouenne. L*amas des vivres faict à Montreul, ledit seigneur d*Anneboult advertit ceux de la garnison du jour et heure qu'il se trouveroit avecques les vivres en la forest de Foucambergue^, afin qu'ils envoyassent descouvrir le pals vers Sainct Omer et Aire, puis qu'ils vinssent au devant de luy recueillir lesdits vivres. A ceste cause sortirent les chevaux légers de Terouenne, et eux estans en la campagne trouvèrent assez près de la ville quelques gens de cheval des garnisons d'Aire et de Sainct Omer, lesquels estoyenl venus pour entendre des nouvelles, mais les chevaux légers incontinent les chaînèrent et leur donnèrent la chasse jusques auprès de leurs barrières, et ce faict se retirèrent tout le clieniin de Foucambergue au devant des vivres ainsi qu'il leur avoit
1. Pierre d'Ossun, gentilhomme gascon, capitaine de cbevau-légers, gouverneur de Turin, de Savigiiano, mort en 1563.
2. Franceaco- Berna rdino de Vimercati, originaire du Milanais. Voir À. Taus&erat-Radel, Correêpomdance de GuiUammt PeUieier, p. 745.
3. Theode Manès, ou Manos, ou Mamet, A.lt»anais, capitaine de chevau-lëgers.
4. Fauqaerabergues, sur l'Aa, cant. de l'arr. de Saint-Onar (Pas-de-Calais).
Man 1587] uumtMK livrk. S&I
eité mandé, Itissans toutesfois quelque nombre de dMTVtux au guet |)our advertir s'il sortoit gens des garnisons des ennemis d'alentour.
A Sainct Orner estoit le seigneur du Beux, lequel, •dverty do ta venue des vivres, se mist aux champs inoontinaot avecques le nombre de cinq à six cens chevaux det ganiisoos d'Aire et dudit Sainct Omer ; puis en envoya devant Teroueiinc un nombre pour attirer ceux de dedans à Teecarmouche et luy et sa trouppe se vindrent embuscher derrière la justice patiiMjiaire dudict Teroueone. Entre les chevaux légers que je vous ay dict cy devant estre demeurez pour advertir si les ennemis se mettroyentaux champs et les avaiitcoureurs du seigneur du Heux se dressa Tescarmouche forle et roide, et eussent lesdils chevaux légers esté renversez, mais ils furent sousteiius par une trouppe d'hommes d'armes du seigneur de Bernieulles condui(^s par le Bastard de Halluyn^ son enseigne, qui fut cause que l'escarmouche fut plus longue, mais non si chaudement poursuivie qu'elle estoit comman> oée. Car ledit seigneur du Reux avoit donné charge à ses geos de ne pousser pas trop avant, de peur qu'il ne fttst deacouvert ; et de vray le guet de la ville, encores qu'il fust embusqué à la portée d'une moyenne près, ne le pouvoit descouvrir; mais les chevaulx légers enfoncèrent si avant qu'ils le descouvrirent, dont ils envoyèrent advertir leurs capitaines qui estoient allez à Foucambergue.
i. Valeatin, bâUrd d'Hallwin, porte-«nseigne de U compagnie de PhUippe de Créquy, sieur de Bernieullei {Catalogue des acies, t. VUI, n* 29443 : don de 225 livres en récompense des senrices de guerre rendos sur U frontière de Picardie).
S6I MÉMOIRES DE MABTIN DU BELLAY. [Man i537
L*intenlion dudit seigneur du Reux estoit que ceux qui avoient conduit les vivres jusques à Foucambergue, incontinanl qu'ils les auraient livrez à ceux de Teroueiiiie, s'en retourneroient, ainsi qu'avoit esté la coustume auparavant, et luy en ce cas eust esté asaei fort pour entreprendre de charger laditte garnison et destrousser les vivres. Mais autrement luy en advint parce que les seigneurs d'Annebault et du Biez, advertis par les chevaux légers de laditte embuscade, faisoient marcher leur trouppe sur la montagne à la main gauche, tirant à Sainct Omer, en lieu à propos pour secourir les vivres si ledit seigneur du Reux les eust voulu charger ; lequel du Reux voyant les choses ainsi ordonnées, se retira dedans Sainct Omer, et le seigneur d'Annebault et du Biez vindrent coucher .à Terouenne et renvoyèrent le reste de la troupj>e à Montreuil, afin de ne consumer les vivres, auquel lieu aussi se retirèrent deux jours après lesdits d'Annebault et du Biez après avoir visité tout le païs à Teoviron.
Mort de monseigneur de Vendostne. — Environ la fin de mars, le Roy commença de mettre ses forces assemble, et partant d'Amiens vint loger à Fliscourt^ de là à Pernoy'. Et en ce temps là^ mourut Charles, duc de Yendosmois, qui estoit demeuré malade d'une fièvre chaude audit lieu d'Amiens, avecques le regrel de ce royaume, pour avoir esté prioœ roagnanioie, ayant faict de grands services à la couronne.