Verolengo, à 6 kii. à Test de Chivasso
408 MÉMOIRBR ne MAKTIN DD BILLAT. (Juill. I&37
de no7. lansquenets approchoit ; chose (je vous asseare) qui fui en partie cause que ceste armée fut de peu d« prouffît, car (comme dit est) cependant le marquis du Guast hastoit la levée de ses lansquenets, lesquels depuis vindrent descendre à Trente, qu*amenoit le frère aisné du comte Guillaume de Fustemberg.
Le premier jour de juillet ^ , les Italiens, estant payez de la simple paye avecques promesse du surplus, marchèrent à Montcallier, où, estant arrivé le seigneur de Uumieres, meil en délibération des capitaines le chemin que Ton devroit prendre, ou d'Ast ou de Vulpian'; sur ce tut résolu d'aller en Ast, espérant le surprendre, parce qu'elle estoit mal pourveue d'hommes pour la grandeur de la place ; et pour cest efTect, le iij* jour de juillet, nostre armée alla loger à Rive de Quiers', auquel lieu estant arrivez les lansquenets demandèrent d*avoir Tartillcrie en garde, chose qui leur fut accordée. Le lendemain, nostre armée alla loger a Belot, et le vj dudit mois à un mille d'Ast, dedans laquelle ville estoit (comme dit est) demouré lieutenant pour l'Empereur dom Antoine d'Arragon, beau frère du marquis du Guasl, avec deux mille hommes de pied et deux cens chevaux. Nostre armée estant logée, et après avoir bien recongneu la place, fut cntdonné que la nuict se feroient les approches, desquelles voulurent avoir la chaîne les lansquenets, enoores que par plusieurs fois leur fust requis de laisser la charge
1. Ce paragraphe et le suivant sont rt^sum*"» d'un rapport envoyé à François 1** |>ar le sieur de Humières, d'Aiba, 14 juUlet (BtbI. nat.. ms. fr. 4050, fol. 52-54).