Ms. : qui s'y estoient retirez pour eulx refreschir
7. Ms. : non sans qu'ilz ne se deffendissent aussi vaillamment que gens povoient faire pour avoir esté surprins.
252 MÉMOIRES DE MARTIN DU BELLAY. [Avril 1523
Traicté pour surprendre Guise. — Peu de temps après Pasques, mille cinq cens vingt-trois, le seigneur de Longue val, Nicolas de Bossu, avoit faict une entreprise d'une marchandise, par laquelle un de ses gens vendroit Guise aux Impériaux, par le sceu dudit de Longueval. Le Roy, en estant adverty, la trouva bonne. Or estoit ledit marchant un soldat de la garnison du chasteau dudit Guise, nommé Livet, serrurier, lequel disoit, et estoit vray, que ledit seigneur de Longueval, lors estant en garnison audit lieu avec cinq cens hommes de pied, estoit de la partie, et feit venir quelques-uns des caporaux et familiers dudit Longueval parler au duc d'Ascot à Avenues* en Henault. Il n'est rien plus certain que ledit seigneur de Longueval estoit de la marchandise, mais non ainsi que l'entendoit ledit seigneur d'Ascot. Le jour venu de livrer la marchandise, le seigneur de Fleuranges devoit venir du costé des Ardennes avecques quatre ou cinq mille hommes de pied, et trois cens hommes d'armes, se jetter entre Avenues et Guise pour empescher la retraitte des ennemis^ : et le duc de Vendosme