‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay; (volume 3)Chapitre 155 sur 223 · Avesnes (Nord · texte numérisé non relu

Avesnes (Nord

2. La rédaction de ce passage dans le ms. est un peu différente : \Longuevar\ feit une entreprinse par laquelle il vendoit aux ennemys la ville et chasteau de Guise et dévoient venir à jour nommé les seigneurs de Pïenne et le duc d'Ascot, accompagnez de la plus part de la noblesse des Pays-Bas de V Empereur pour recueillir ladicte vendition, et faisait conduire ceste praticque par ung soudart du chasteau de Guise nommé Lyvet, serrurier de son mestier. Le jour fut arresté et, cedict jour, le sieur de Fleuranges, partant de Sedan avecques les garnisons tant de Champagne que des lizieres des Ardennes, se devoit venir jecter entre Guise et la retraicte des ennemys; le duc de V., d'autre part, avecques, etc.

Avril-mai 1523] DEUXIÈME LIVRE. 253

avecques quatre^ mille Allemans qu'avoit le duc de Suffolc Blancherose, et trois mille François, et cinq cens hommes d'armes dévoient venir devers Peronne^, et leur coupper chemin entre l'abbaye de Bonhourie' et Guise, pour les deffaire, tellement qu'il n'y avoit aucune doubte en nostre entreprise : car l'ennemy se voulant retirer avoit ledit seigneur de Fleuranges en teste et monseigneur de Vendosme en queue; s'il vouloit combatre, avoit monseigneur de Vendosme en teste et monseigneur de Fleuranges en queue. A ceste entreprise se dévoient trouver tous les seigneurs de par-delà, voulant chacun avoir part à l'honneur et au butin ; et pour nous^ amuser et mettre hors de souspeçon, ou divertir noz forces, s'estoit faict levée de quinze mille Flamens, soubs la charge de monsieur de Fiennes, gouverneur de Flandres, avecques cinq ou six cens Anglois, et bon nombre de cavallerie, lesquels estoient venus assiéger Terouenne d'un siège volant. Le Roy, estant à Chambort^, se voulut trouver à ladite entreprise, parquoy partant en poste fut environ minuict à Janlis près de Chaunis^, le jour dont la nuict

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