Le 7 octobre
3. Sur l'entrevue de Bologne, voir le Journal de Barrillon, t. I, p. 166-174; les Mémoires de Fleuranges, chap. lui; la relation anonyme publiée par Le Glay, op. cit., t. II, p. 85-90; L. Madelin, De Conventu Bononiensi, Paris, 1900, in-8°.
4. Francesco Maria délia Rovere, né à Sinigaglia le 22 mars 1491, élevé à la cour de France, gonfalonnier de l'Église (1509- 1511). Ayant poignardé, à Ravenne, le cardinal-légat Francesco
l'église de Rome, lequel duché le Pape avoit donné à son nepveu, Laurens de Medicis; aussi s'y trouva le magnifique Julian\ frère du Pape, qui avoit espousé madame de Nemours^, sœur de madame la Régente et du duc de Savoye; et se firent plusieurs autres traittez, et mesmes de l'abolition de la Pragmatique Sanction'^, et y fut faict cardinal le frère du grand maistre de Boisy, qui estoit evesque de Constances*.
Aledosi (24 mai 1511), il fut poursuivi par Jules II, puis par Léon X, qui l'excommunia et lui enleva son duché pour le donner à Laurent de Médicis. Il réussit, en 1517, à se faire relever de son excommunication, mais c'est seulement en 1522 qu'il rentra en possession de son duché.
1. Julien de Médicis, fils de Laurent P"" de Médicis, né en 1478. Il devint duc de Nemours, à la suite du traité de Viterbe, par lettres patentes données à Milan en novembre 1515. Il mourut à Florence, le 16 mai 1516.
2. Philiberte de Savoie, née en 1498, épousa le Magnifique Julien, le 25 janvier 1515, devint duchesse de Nemours au mois de novembre suivant et mourut, à Virieu-le-Grand, le 4 avril 1524.
3. La Pragmatique Sanction de Charles VII, publiée à Bourges, le 7 juillet 1438. Le 27 novembre 1461, Louis XI rendit un arrêt de révocation, mais le Parlement refusa de l'enregistrer, et l'Université en appela au futur concile. Le concordat signé entre Louis XI et Sixte IV, en 1472, ne fut pas accepté par l'Église de France, qui continua d'adhérer à la Pragmatique Sanction, malgré la condamnation portée contre elle et ses adhérents par le concile de Latran (10 décembre 1512). Voir N. Valois, Histoire de la Pragmatique Sanction de Bourges sous Charles VII, Paris, 1907, in-S».
4. Adrien Goufiier, doyen de Thouars (1503), évêque de Coutances (1510-1519), grand aumônier de France (de nov. 1515 à oct. 1519), archevêque d'Albi (1519-1523), mort le 23 juillet 1523. — Après « Constances », le ms. porte l'addition marginale suivante : Et là fust mis en avent la creusade, quy fust le motif de faire parler Marltin] Luter.
Retour du Roy en France. — Partant le Roy de Boulongne vint à Milan; auquel lieu, après avoir mis ordre aux affaires du païs, comme d'avoir rendu aux Milanois leur Sénat, leur baillant Jean de Selua\ homme de bonnes lettres et de bonnes mœurs, pour premier présidant et vice chancelier, et avoir ordonné le duc de Bourbon connestable de France, son lieutenant gênerai en tout Testât de Milan ^, s'en retourna en France à grandes journées trouver madame sa mère et la royne à Lion, où il arriva environ la Chandeleur^.
Pendant que le Roy revint de Boulongne à Milan et qu'il meit ordre aux affaires dudit duché, le comte de Vendosme, le comte de Guise et l'evesque de Laon, depuis cardinal de Bourbon, et plusieurs autres grands
1. Jean de Selve, né à la Roche-Canillac, dans le Bas-Limousin, en 1475, président à l'Echiquier de Normandie, premier président au Parlement de Bordeaux (23 février 1515), vicechancelier du Milanais, premier président au Parlement de Paris (1519). Il fut chargé de diverses missions diplomatiques en Angleten^e (1514-1515), en Espagne (1525) et mourut le 10 décembre 1529. Voir G. Clément-Simon, Un conseiller de François i*"" ; Jean de Selve, premier président au Parlement de Paris, négociateur du traité de Madrid, dans la Revue des Questions historiques, 1903, t. LXXIII, p. 45-120.
2. Par lettres datées de Milan, 8 janvier 1516. (Bibl. nat., Clairambault 958, fol. 410.)
3. La rencontre avec les reines eut lieu près de Sisteron, le 13 janvier, et, après le pèlerinage à la Sainte-Baume, tous ensemble, par la vallée du Rhône, remontèrent vers Lyon, où l'on arriva dans les derniers jours de février. Voir sur cet itinéraire E. Baux, V.-L. Bourrilly et Ph. Mabilly, le Voyage des reines et de François I" en Provence et dans la vallée du Rhône (décembre i5î5-février 1516), dans les Annales du Midi, 1904, p. 31-64.
seigneurs en leur compagnie allèrent à Venise, où ils furent receus autant magnifiquement qu'on sçauroit escrire et comme si c'eust esté la propre personne du Roy; puis revindrent trouver le Roy à Milan sur son parlement pour retourner en France*.
Apres le parlement du Roy, fut faict un tournoy en la place du chasteau, où fut blessé monsieur de S. -Paul d'un coup de lance dedans la veuë^.
Une des occasions qui hasta le Roy de retourner en France estoit que le roy d'Angleterre, estant mal content que le Roy avoit pris en protection le jeune roy d'Escosse^ (et, pour cest effect, le Roy avoit envoyé en Escosse Jean Stuart, duc d'Albanie, pour gouverner le jeune Roy et le royaume, lequel avoit faict mourir ou avoit banny tous ceux qu'il avoit cogneu porter faveur au roy d'Angleterre, et mesmes la roine, mère du roy*, sœur dudit roy), à ceste occasion, le Roy, craignant qu'en son absence ne se remuast quelque chose à son préjudice de ce costé-là, fut conseillé de se retirer en son royaume ; aussi il ne s'asseuroit gueres de la foy du roy Ferrand, lequel légèrement changeoit d'opinion quand il cognoissoit son advantage.
1. Arrivé à Venise le 20 décembre, le duc de Vendôme en repartit le 24, y laissant son frère et le comte de Guise. (Sanuto, Diarii, t. XXI, col. 403-404, 415.)