‹ Mémoires de Martin et Guillaume Du Bellay (volume 4)Chapitre 122 sur 258 · Le traité de Noyon est beaucoup moins affirmatif : il · texte numérisé non relu

Le traité de Noyon est beaucoup moins affirmatif : il

chapitres des traittez faits avecques le roy de Navarre, de le secourir à recouvrer sondît royaume au cas que l'esleu Empereur faillist de sa dessusdite promesse 1 . Le Roy, après avoir plusieurs fois intimé ledit esleu Empereur sans en sortir effect, avoit donné secours (ainsi que pouvez avoir entendu cy-devant) audit roy de Navarre pour le remettre en ses pais : voilà sommairement, quant à ce poinct, ce qui amenoit ledit gentilhomme du roy d'Angleterre devers le Roy pour y pourveoir.

Responce au gentilhomme du roy d'Angleterre. — L'autre occasion estoit pour le défilement qu'avoit faict messire Robert de la Marche, après lequel il estoit entré en pais et avoit assiégé Vireton, petite ville de Luxembourg, sise, comme dit est, entre les terres communes dudit Luxembourg et Lorreine, appartenant à l'Empereur. À toutes lesquelles choses cy-dessusdites le Roy feit response par le seigneur de Montpesat*, lequel il envoya devers ledit roy d'Angleterre, que, quant à messire Robert de la Marche, il luy commanderait que s'il avoit querelle avec le sei-

porte que la reine de Navarre enverra auprès de Charles, en Espagne, « où il espère aller de brief », des ambassadeurs pour régler la question de Navarre; Charles « contentera icelle royne et ses enffans selon la raison, en manière qu'ilz se devront raisonnablement contenter... Et s'il advenoit que ledit roy catholique n'allast esdits pays d'Espaigne, dedans huyt mois prochains, lesdits ambassadeurs de ladite dame pourront aller devers ledit roy catholique, là où il sera, lequel leur fera raison, comme s'il estoit esdits pays d'Ëspaigne ».

i. Un traité d'alliance et de confédération avait été conclu entre François I er et Jean d'Albret, roi de Navarre, le 23 mars 1515, contre Fernand le Catholique. (Ordonnances, 1. 1, n° 38.)

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