Le 23 juin
1*r .e !__: in^et
2c-*nenx VTL &*
rr .k iî ^anner
-^ j- " — :— :- . -»**ir «.r , ^riniu. :Ls de ftbn-
- --. -. . t .r tiT""»rr":r :*• " ~ ^D**r-.rL. *:neTaIier de
^. ^- m i. :- - t-ï::î m. -^ * a ii^t.- i* Gian-GLacopo
- z r- ." -^ I -« ir*iu a Firme, te 25 juin
- m -r- .-r ..-•:= ji 1- i. >• am IT-ir. KbL naU i^. - ^-••^ ."-. - : .~e r* "tme- ie l'accord con-
-. l. :^.a t "* :r~. -. n.f i * i^î^r. sert, ad dis de Jean
i x*ir~ * u *- a -inc it- • *z>-*hxi7i~ nantîs Le 15 janvier 1484,
i> **t »u t u-nt-v i a -te 3*^711 e in -n^'ir de Lescun, puis à
- : ù H:, a» •.— l.ur iiïe. •nor'îTus ie Salue es, capitaine de
<*«tvtar-m> '^HV 1 . lier* e 3 tua 15.34.
%. M 1 » -vi-.Vn«xHHH % nar'fiis ie Salaces, dis aîné de Louis H 4* v , itf VirçUtff 1 stûdal*?, dé le 2(* mars
«Atbttfa * l^umM <tprtaînr de gendarme* en 1517,
Juin 1521] PREMIER LIVRE. 177
Rangon, les bannis ne se sauvassent par ladicte porte.
Estant donc arrivé audit lieu de Rege, ledit seigneur de l'Escut demanda de parler au gouverneur, lequel sortit hors la porte, plus avant que la barrière, et ledit seigneur de l'Escut descendit à pied. Pendant leur parlement, l'alarme se donna dedans la ville, et fut crié de dessus la muraille audit gouverneur que l'assault se donnoit à la porte cte Modene. Laquelle chose entendue, le comte Guy dit à mondit seigneur le mareschal : c Monseigneur, entrez dedans pour donner ordre à voz gens, qu'ils ne facent quelque effort. > Mais, entrant dedans, quelqu'un de la ville, estant sur la muraille, tira un coup d'arquebouze, duquel fut frappé à travers le corps le seigneur Alexandre Trevoulce, et cinq ou six jours après il mourut dedans Parme. Soudain le bruit vint à la gendarmerie, demeurée à deux mille près de Rege, comme ledit mareschal de Foix estoit arresté prisonnier dedans ladite ville, parquoy y eut de diverses opinions : les uns estoient d'opinion qu'on marchast à toutes brides droit à la ville, pour veoir s'il y aurait moyen de recourre leur chef; autres, au contraire, qu'on devoit retourner à Parme pour sauver la ville, pensans que ce fust une chose apostée, et que, pendant qu'ils seraient dehors, la ville ne fust surprise.
Estans en ces disputes, arriva le mareschal de Foix, relâché par le comte Guy, lequel alla loger à dix mille de Rege, dedans les terres de l'Eglise ; auquel lieu se vint joindre avecques luy le seigneur Federic de Bozzolo 1 , accompagné de quatorze à quinze cens
1. Ms. : Fédéric de Baugé. C'est ainsi qu'il est toujours appelé dans le ms. Frédéric de Gonzague, sieur de Bozzolo et I 12
hommes de pied. Le mareschal de Foix, cognoissant bien que les choses ainsi arrivées pourraient tourner
à conséquence, et que le Pape, qui desja estoil en quelques traitiez avecques l'Empereur, là dessus pourrait prendre couleur d'entrer en ligue et rompre avec le Roy, depescha le seigneur de la Hotte au tiroùin 1 , porteur d'enseigne de la compagnie du seigneur Louis d'Às* f lequel il envoya en poste devers le Pape, pour luy remonstrer que ce qu'il avoit faict n'estoit pour entreprendre ny sur luy, ny sur Testât de l'Eglise * Le Pape luy feit response en grande colère, que mondit seigneur le mareschal avoit logé sur ses terres en armes, comme ennemy, et qu'il ferait cognoistre au Roy le grand desservice qu'il luy avoit faict; puis excommunia et interdit ledit mareschal de la communion de l'Eglise 3 . Le mareschal
marquis de Baugé, fut Lour à tour au service de Florence, du duc dlïrbinet de la France, capitaine de gendarmes, chevalier de l'Ordre, mort eu 1527,
1. Marc le Groing, vicomte de La Mothe au Groing, gentilhomme de la Chambre (1519), prévôt de Y hôtel du roi (1533). Voir Bibl. nat., fr. 2931, fol. 99, la lettre qu'il adressa à François !■% de Borne, sans date (début de juillet), pour lui annoncer sa mission. « Moy arrivé, je trouvé Ha Sainctelé fort troublée et en rupture avec vous. » Cf. la lettre de Lescun au comte deCarpi, ms. fr. 293i t fol. 71-72; Sanuto, Diarii, t. XXXI, col. 12, 54, lettres de Rome des 1, 6-8 juillet.
2. Louis d'Ars, sieur d Vis, s'était distingué dans les guerres d'Italie sous Louis XII > capitaine de 50 lances, mort à Pavie en 1525.
3. Voirie texte de la bulle d'ex communication du Pape contre Thomas de Foix, lieutenant de M. de Lautrec au duché de Milan, pour avoir pris la ville de Heggio, m Sexta Calendas Augusti » [17 juillet 1521]. Bibl. nat., ms. fr. 2831, fol. 127- 132, Dupuy 89, fol. 74-78; Sanuto, Diarii f t. XXXI, col. 498-503.
Juin 1521] PREMIER LIVRE. 179
de Foix demoura audit lieu où il estoit environ dix ou douze jours, toutesfois sans faire guerre, puis retourna à Parme, auquel lieu le vint trouver le seigneur de Pontdormy, gouverneur dudit lieu, ayant esté depesché du Roy, lors estant à Dijon, pour faire entendre son intention audit de Foix ; laquelle estoit, entre autres, de ne rompre avecques le Pape, ne voulant avoir deux ennemis tout à un coup sur les bras. Parquoy, laissant dedans Parme le seigneur du Pontdormy pour chef, se retira ledit mareschal à Milan, parce qu'il fut adverty qu'on y disoit qu'il estoit tenu prisonnier à Rege, ce qui avoit fort estonné les serviteurs du Roy.
La fouldre emporte la grosse tour du chasteau de Milan. — Or, avoit ledit seigneur de l'Escut (voyant l'assemblée des bannis) mandé à Milan pour luy estre envoyée une bande d'artillerie; et par ce qu'il n'y avoit chevaux pour la mener, furent empruntez les chevaux des chariots des dames de Milan, lesquelles les presterent libéralement. La veille de sainct Pierre 1 , le commissaire et contreroolleur de l'artillerie vindrent au chasteau devers le capitaine Richebourg, capitaine dudit chasteau, pour avoir ladite artillerie et munitions, lequel feit quelque difficulté de la livrer; à ceste cause se retira ledit commissaire devers l'evesque de Couserens*, qui estoit demouré lieutenant du Roy à Milan.
Pendant lequel temps la fouldre du ciel, environ les six heures du soir, tomba sur la grosse tour du
i. Le 28 juin.
2. Menaud de Martres de Sainte-Colombe, évêque de Tarbes (et non de Gonserans). Voir des lettres de lui à Robertet des
180 MÉMOIRES DE MARTIN DU BELLAY. [Juin 1521
portail, dedans laquelle y avoit deux cens cinquante milliers de pouldre, douze cens pots à feu, six cens lances à feu et pour cinq ans de sel pour la provision de la place. Et fut ladite tour emportée jusques aux fondemens, avec environ six toises de courtine de chacun costé, soubs les ruines de laquelle tour demoura le capitaine Richebourg, et plusieurs autres, tant gentils-hommes que soldats, se promenans là au long, estimez à trois cens hommes; autres, qui se promenoient hors du chasteau en la place, eurent pareille fin. Il y eut des pierres poussées, par la force de ladite pouldre, jusques à un quart de mille de là, que malaiséement avecques cent bœufs on eust sceu remuer, et fut la place en telle désolation qu'elle demoura sans garde, en manière que les sénateurs françois et leur famille furent contraincts de se mettre dedans pour la garde d'icelle, attendans cent hommes d'armes qui vindrent de Noare 1 . Le pape Léon, ayant eu ceste nouvelle, print cela à bon augure pour luy et mal pour les François, disant que Tire de Dieu estoit tombée sur eux ; et résolut de se déclarer contre le Roy, espérant qu'en cela il luy serait propice 2 . Emeute de Corne. — Il y avoit, le long du lac de
24 et 27 septembre, 19, 22, 25 octobre, 9 novembre 1521. Bibl.nat.,mss. fr. 2933, fol. 213, 62, 201; 3087, fol. 65; 2963, fol. 159, 157, 57.
1. Sur cet événement, voir le Journal de Barrillon, t. II, p. 189; Journal d'un bourgeois de Paris, p. 133-134; Sanuto, Diarii, t. XXX, col. 460, 464 (lettre de Milan, 29 juin). Le 1 er juillet, il fut payé 125 livres 15 sols aux bommes qui furent chargés de déblayer les décombres et d' « ensépulturer » les morts. Cf. fragments de la première Ogdoade, p. 56, n. 4.