Ms. : de la frontière, délibéré
2. Ms. : de quoy estons advertiz et sentons la nuict qui approchoit et n'aians amené vivres que pour ce jour, se retirèrent à Arras.
210 MÉMOIRES DE MARTIN DU BELLAY. [Avril 45Î2
brun sur son retour, sans rien avoir conclu, la mutinerie survint; parquoy, en se retirons, emmenèrent ledit Monbrun et autres ses compagnons à Àrras, où, estans arrivez, ceux de la ville et Wallons entrèrent en opinion qu'avions capitulé Dourlan, et que ledit Monbrun et autres avoient esté baillez par nous en ostage, et forcèrent le logis où ils estoient pour les avoir entre leurs mains, de sorte que les lansquenets qui estoient logez en la cité furent contraints de se mettre en armes pour les mettre en liberté 4 .
Environ la fin d'avril ensuivant, mille cinq cens vingt-deux, monseigneur de Yendosme, adverty de plusieurs chasteaux qui estoient entre Aire 2 et Betune 3 , lesquels faisoient beaucoup d'ennuy à nostre frontière, assembla ses garnisons et ses forces pour les aller
raser, et fist son assemblée à Mouchy le Gayeu 4 , près
1. Le ms. donne de la fin de ce paragraphe, depuis Arras, une rédaction différente : Quelques ungs de la ville sortirent sur la queue y qui en tuèrent etprindrent quelques ungs; et l'occasion qui empescha les ennemys cTy faire plus grand effort (attendu qu'il y avoit si peu de gens dedans la ville) fut une mutinerie qui survint entre les Walons et les lansquenets. Ceulx de Paris, voians le hasard où Dourlans avoit esté par faulte d'hommes, soudoyèrent mil hommes de pied pour mectre dedans, dont eurent la charge le capitaine Bourharré et le capitaine Sausseuze. Le récit de la mutinerie que contient l'édition doit provenir d'une addition marginale développant la phrase : et l'occasion qui, etc., qui a été insérée à la suite de la phrase : ceux de Paris, au lieu d'être intercalée a sa place logique. D'où le décousu de tout le passage.