Bibl. nat., ms. fr. 5152, fol
5. Bibl. nat., ms. fr. 5155, fol. 14; Correspondance politique de Guillaume Pellicier, éd. Tausserat-Radel, p. 259.
xxvi INTRODUCTION.
encore davantage lorsque les hostilités reprirent au delà des Alpes. « M. de la Herbaudiere est attaché à Turin », écrit à d'Annebault Guillaume du Bellay, le 3 août 1542 l . De là, Martin dirige les mesures de défense. Il envoie ses chevaulégers en renfort au comte de Benevello, menacé sur la Stura par la garnison d'Alha, fait visiter Carmagnole, et si Jean de Chourses, sieur de Malicorne, qu'il charge de détruire les moulins de Castiglione, échoue devant cette petite place, ses lieutenants Catherin Raillard, sieur de Marville, et Marc-Antoine de Sessa sont plus heureux devant le château de Carignan 2 . Lorsque d'Annebault vint, à la fin de 1542, donner une impulsion plus vive aux opérations, Martin put mettre une garnison dans Castiglione, donner de l'air à Turin et préparer le siège de Coni 3 .
Cependant, Guillaume du Bellay était tombé gravement malade, réduit à ne plus « s'ayder que du cerveau et de la langue ». Se sentant mourir, il prenait ses dernières dispositions. Le 26 octobre 1542, par-devant François Errault, sieur de Chemans, président au Parlement de Turin, et René de Birague, maître des requêtes, il substitue à son frère les terres et seigneuries de Langey, de Cloye, la Jousselinière, Yielpont, etc. , sises aux vicomtes de Dunois, duché de Vendômois et comté de Blois, pour entretenir le nom et les armes de la maison 4 . Le 13 novembre suivant, il dicte son testament : faisant de Martin son exécuteur testamentaire, il lui confirme les dons précédemment accordés et lui laisse en plus la tierce partie des terres ou seigneuries de Glatigny,