Ibid., t. IV, p
INTRODUCTION. xiix
manière à couper la retraite à l'ennemi et à investir complètement la place. Mais, d'Annebault ne l'ayant pas trouvé bon, les hommes furent rappelés. Résultat : les Impériaux décampèrent pendant la nuit après avoir incendié vivres et munitions 1 . Le Roi ordonna de fortifier la ville et en confia le gouvernement au capitaine Lalande. Martin, lui, fut chargé d'occuper avec sa compagnie le château d' Aymeries; il était assisté, pour les fortifications 2 , de l'ingénieur Marini qu'il connaissait bien pour l'avoir vu à l'œuvre à Turin. De là, quelques jours plus tard, fut dirigé un coup de main fructueux sur Binche et Mons. Mais cette opération, pas plus que l'occupation momentanée de Trélon et de Glageon, n'eut de portée militaire. Le château d' Aymeries, dont Martin était allé exposer au Roi la situation et le besoin de vivres, fut même abandonné, après avoir été démoli de fond en comble 3 . Seule Landrecies fut conservée avec une garnison renforcée.
Pour donngr la main au duc de Clèves et faire face à l'armée considérable que l'Empereur avait tirée d'Italie et d'Allemagne, François I er jugea expédient de diriger ses forces du côté du Luxembourg. Martin du Bellay est d'abord envoyé à Stenay avec Longueval et quelques autres aux renseignements. Il revient « en poste » confirmer les vastes préparatifs de l'ennemi 4 . L'armée française se met en mouvement; Martin est avec les premiers éléments qui se concentrent à Stenay. Luxembourg emporté, le duc d'Orléans et ses lieutenants hésitaient sur la conduite à tenir : allait-on