XXVIII INTRODUCTION
tions de René, il devait être enseveli dans l'église cathédrale. Le 5 mars, les obsèques furent célébrées en grande pompe; Martin du Bellay conduisait le deuil parmi l'affluence des clercs et des représentants de la noblesse locale 1 .
Bien qu'il ait gardé encore quelque temps le titre de gouverneur de Turin 2 , Martin ne retourna pas au delà des Alpes. Les opérations en Italie avaient été interrompues et d'Annebault rappelé; de plus en plus dans la faveur du Roi, il allait bientôt remplacer Chabot de Brion, décédé, dans la charge d'amiral de France. # On avait décidé de porter la guerre sur le front de Picardie et en Artois pour aider le duc de Clèves, notre allié, qui venait d'entrer en campagne contre Charles-Quint. François I er , en juin, se mit à la tête d'une armée dont l'aile gauche était commandée par le duc Antoine de Bourbon-Vendôme et l'aile droite par Claude d'Annebault. Martin du Bellay, dont la compagnie de chevau-légers avait quitté le Piémont dès le mois de janvier, fut placé sous les ordres de ce dernier. Le plan fut d'abord de mettre la main sur Avesnes, dont on supposait la garnison hors d'état de résister à un coup de surprise. Martin fut envoyé en avant : il franchit la petite Helpe et se mettait en devoir de passer la grande Helpe pour achever le blocus de la place lorsqu'il y eut contre-ordre. On lui enjoignait de se replier sur Cartignies ; on visait Landrecies 3 . En passant, Martin trouvant Prisches abandonné y laissa quelques « gens » 4 . Arrivé devant Landrecies, il posta ses hommes de
1. fiibl. nat., ms. fr. 10485, fol. 167, 178, 181 (Martin et René du Bellay à Jean, janvier- février 1543).
2. Il signe avec cette qualité dans un reçu de mai 1544. Bibl. nat., Pièces originales, 272, fol. 154.