‹ Mémoires de Martin et Guillaume Du Bellay (volume 4)Chapitre 27 sur 258 · lbid. y t. IV, p · texte numérisé non relu

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xxxn INTRODUCTION.

battement lâché pied 1 . La victoire de Cérisoles nous rendit la plaine du Pô et le Montferrat. Le 21 juin, Carignan capitulait. En compagnie du sieur d'Ossun, Martin du Bellay entra dans la ville « pour foire description de ce qu'ils y trouveraient ». Malgré le manque de vivres, la garnison obtint des conditions honorables, car la crainte d'une mutinerie des Suisses rendait la poursuite de la guerre hasardeuse 2 . Bientôt après (8 août), une trêve de trois mois mit fin à la campagne de Piémont.

En récompense de ses services, Martin du Bellay avait récemment obtenu une compagnie de cinquante lances; la première montre est du 22 juin 1544 3 . Cette compagnie ne l'avait pas suivi en Italie. Commandée par son lieutenant Catherin Raillard, sieur de Marville, elle prit part à la défense de la Champagne, envahie parles Impériaux; elle se distingua notamment à Changy, près de Vitry 4 . Arrêté pendant plus d'un mois par l'héroïque résistance de Saint-Dizier (5 juillets août), l'Empereur parvint dans la vallée de la Marne jusqu'à Château-Thierry, puis remonta vers le nord par Soissons. La paix de Crespy-en-Laonnois réconcilia Charles- Quint et François I er (17 septembre).

La guerre continua contre le roi d'Angleterre, qui s'était emparé de Boulogne (14 septembre). Une campagne navale, poursuivie sur les côtes anglaises au milieu de 1545, ne donna pas de résultats. On décida de reprendre Boulogne, dont le siège fut dirigé par Oudart du Biez. Mais les travaux d'approche n'avançaient guère; les plans furent changés;

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