lbid., t. IV, p
Xxxrv INTRODUCTION.
rien d'important *. Martin du Bellay ne parait avoir joué dans ces pourparlers qu'un rôle tout à fait accessoire. Cependant, il nous reste de ce voyage deux lettres adressées à M. de Maugiron qui nous montrent notre personnage sous l'aspect assez inattendu d'un amateur de belles choses et d'un buveur intrépide 2 . La première est datée de Bruges, le 10 novembre :
« Monsieur mon oncle 3 , Encores que Monsieur l'Admyral nous ait dit qu'estes allé h la Pycardie mettre ordre à la police, si est ce que espérant que serez de retour, j'ay bien voulu adventurer ceste lettre pour vous faire entendre que nous ne sommes pas encore mors et que nous beuvons encores du vin. Nous avons grand faulte de Monsieur le [illisible] pour nous ayder à tenir le concilie tous les soirs au domicile de M. d'Evreux [Gabriel Le Veneur], là où ne faisons point de honte à la nation et beuvons du vin de mente à tyre larigault. Changeons de propos et ne parlons plus de la guerre. Monsieur Y Admyral fu hier enfermé plus d'une heure seul à seul avec l'Empereur en sa garde robbe. J'avoys grand peur qu'ils se bâtissent, mais, à ce que je peuz veoir ou sortir, ilz en revindrent bons amys. Nous n'avons point encores veu ce meschant evesque de Vincester [Thirlby] ; je vouldroys que le dyable l'eust emporté, son maistre et tous ses subjectz avec. J'ay grand peur que leur musique ne vauldra rien et