‹ Mémoires de Martin et Guillaume Du Bellay (volume 4)Chapitre 44 sur 258 · Beaucousin, op. cit. y p · texte numérisé non relu

Beaucousin, op. cit. y p

4. D'après M. Beaucousin (toc. cit.), Martin du Bellay n'aurait commencé à se soucier d'Yvetot qu'à partir de 1543, c'est-à-dire de l'époque où ses fonctions lui permirent de demeurer à peu près sans interruption en France. On constate dès lors ses séjours fréquents. Martin s'occupa non seulement de défendre ses droits contre toute atteinte, mais encore d'introduire dans son c royaume » des améliorations et des embellissements. Il fit réparer la collégiale d'Yvetot, saisir le temporel des chanoines qui n'y résidaient pas pour en employer les revenus à la réparation de la chapelle et à l'entretien des ornements (25 septembre 1548). {/église d'Yvetot fut reconstruite ainsi que le château : c'étaient l'un et l'autre de modestes édifices qui ne faisaient pas < grand honneur à l'ar-

Ln INTRODUCTION.

De son mariage avec Isabeau Chenu, Martin du Bellay n'eut que des filles 1 . Nous en connaissons deux : Marie et Catherine. Pour assurer la survivance du nom de Langey et conformément à l'intention exprimée par feu le gouverneur général du Piémont, Marie épousa, le 17 décembre

1558, un sien cousin, de la branche aînée, René du Bellay, baron de la Lande, arrière-petit-fils d'Eustache du Bellay, sieur de Gizeux 2 . L'héritage de Guillaume du Bellay, la c librairie » et les papiers de Martin, une partie des biens du cardinal Jean passèrent à ce René du Bellay, qui assura, dix ans après la mort de son beau-père, la publication des Mémoires (1569). L'autre, Catherine, attachée à la maison de Jeanne d'Albret, fut gagnée aux idées nouvelles. Le jour des Rameaux 1561, ayant refusé d'accompagner à la messe M me de Langey, celle-ci la consigna dans sa chambre et lui

chitecte •. Le château avait une avenue splendide longue d'un kilomètre, c Le long d'une partie de cette avenue..., Martin fit planter des arbres en quinconces et Ton traça sur le terrain des allées qui figuraient une étoile. » Gomme René et comme Jean, Martin fut donc un fervent < planteur • (cf. Bibl. nat., ras. fr. 10485, fol. 180, Martin à Jean du Bellay, 12 février 1547, au sujet d'un achat de peupliers). Avec la passion des arbres, Martin avait aussi celle des chevaux, comme en témoignent plusieurs de ses lettres : il installa à Yvetot un marché aux chevaux et fit frapper une médaille pour perpétuer ce souvenir.

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