Mémoires, t. I, p
2. Les Mémoires de messire Martin du Bellay, seigneur de Langey, contenant le discours de plusieurs choses advenues au royaume de France depuis Van MDXI1I jusques au trespas du roy François premier, ausquels l'autheur a inséré trois livres et quelques fragmens des Ogdoades de messire Guillaume du Bellay, seigneur de Langey, son frère. Œuvre mis nouvellement en lumière et présenté au Boy par messire René du Bellay, chevalier de V ordre de Sa Majesté, baron de la Lande, héritier d'iceluy messire Martin du Bellay. — A Paris, à l'Olivier de P. l'Huilier, rue Saint-Jacques, 1569, in-fol. Le privilège est daté du 16 juillet 1568.
3. Voir l'appréciation de Montaigne, Essais, 1. V, ch. x; P. Villey, les Livres d'histoire moderne utilisés par Montaigne, p. 41-44. Sur Monluc et les Mémoires des du Bellay, voir P. Courteault, Biaise de Monluc historien, p. 56 et suiv.
LXIY INTRODUCTION.
même de l'imprimeur, qui demandait au lecteur son indulgence et sa collaboration en vue d'améliorations nouvelles. D'autres éditions se succédèrent rapidement les années suivantes à Paris (1571 et 1573) *, à Heidelberg (1571) 2 ; même une traduction latine fut donnée à Francfort en 1574 3 . Le succès se maintint régulier jusqu'à la fin du xvi° siècle 4 . Des éditions publiées ultérieurement et qui, plus ou moins correctement, reproduisent les deux premières, une seule doit être mentionnée, c'est celle que, vers le milieu du xvm° siècle, procura l'abbé Lambert 5 . Il eut la bonne idée de joindre aux Mémoires de du Bellay, en guise d'éclaircissement, ceux de Fleuranges, le Journal de Louise de Savoie et de nombreuses pièces justificatives; mais il crut devoir, le malheureux, les mettre en « nouveau style »! C'est-à-dire que le texte en fut défiguré. L'exemple de l'abbé Lambert ne fut heureusement pas suivi. Les Mémoires ne furent plus réimprimés que dans des collections 6 ; on revint au texte des éditions du