MoretU, province de Coni, district de Salaces
2. MoDtà, proTince de Coni, district d'Alba, à mi-chemin d'Asti et de CarmagnoU. Dei Vasto y arriva le 10 avril.
Ml. MÉMOIRES DE MARTI?! W BELLAY. (Avril 1544
n*avoit soeu fournir plus grande somme, ne voulant desgarnir les finances qu'il avoit disposées pour cest effect. Ce neantmoios le Roy, se cou liant à leurs «xperiances, esperoit qu'ils inventasaent les moyens de faire marcher les soldats au combat. Après avoir entendu que l'argent qu'il avoit apporté n'estoit pour payer la simple paye d'un mois aux estrangers, ores qu'il leur fust deu le payement de trois, adviserent afin que la bonne opinion en laquelle estoient les gens de guerre ne leur fust divertie, qu'on feroit tout à rheure donner l'alarme dedans nostre camp, à ce que chacun se trouvast au lieu ordonné pour combattre, et que ce temps pendant le jour viendroit, et qu'alors on feroit retirer les enseignes à part pour faire les monstres particulières, enseigne pour enseigne, sans autre chose déclarer, sinon de toucher argent, et qu'il serait publié que leur payement se feroit à la banque. Par ce moyen, le samedy de Pasques se passerait à faire la monstre, et le jour de Pasques (selon les advertissements) ne se passerait que l'ennemy ne fust si près, qu'en lieu de faire le payement il faudrait combattre, avant que les soldats eussent la cognoissaoce du deffault des deniers. Geste délibération fut exécutée, l'alarme se donna, chacun avecques lanternes et falots (d'autant que la lune n'esclairait) se jctta en bataille, le jour survint avant qu'on eust rangé les batailles en la forme qu'elles dévoient marcher au combat; puis 1« bandes séparées, et les monstres faictes, le jour se passa, parquoy fut le payement remis à lendemain et se retira chacun en son logis.
Detêêm du Imyeriaux, ~ Incootinant après arriva
Avril iUA] DIXIÈME UVRI. 90T
le capHatoe Blanfossé', qui ce jour estoil sorty de prison des maios des Impériaux par le moyen d'un gentilhomme senriteur du Hoy estant à la soulde de T Empereur, lequel advertit monseigneur d'Anguien que le marquis du Guast, avec(]ues i^arméc impériale, partoit oedict jour de la Monta, délibéré de venir à Serisolles'en intention qu'estant audict lieu, il pourroit aller à Villedestelon, que nous avions abandonnée, et forcer le pont des Sablons (chose que ne pouvions empcsdier) et passer deçà le Pau, pour nous contraindre de demeurer delà l'eau sans vivres et sans argent. Et, au cas que vinssions pour luy empescber le logis de Villedestelon, il prendroil le chemin de Raconis^ et par les maraiz, afin que ne le puissions combatre, craignant nostre gendarmerie, gaigneroit le derrière de Carmagnole, pour venir à Lombriast^ et Casalgras^ dresser un pont de batteaux, qu'il meooit quand et luy pour passer le Pau de deçà, car il estoit asseuré qu'il trouvermt dedans le marquisat de Salusses vingt ou trente mille sacs de bled (mesmes dedans Gonis en avoit quinze mille) qui fourniroient pour envitailler son camp
1. Noos n'avons pas réussi k identifier d'one façon certaine ce personnage : il s'agit très probablement d'un petit-fils de Poms de Lannoy, sieur de Blanefossé, mais est-ce François de Poix ou Jean de Poix, tous deux fils de Jean de Poix et de Marie de Lanaoy, ou François de LAmet, fiU de Claude de Lamet et d'Adrienne de Lannoy ?